DÛ — DURANT
mains des pages et laquais de la Cour, sçauroit incontinent que c*est que drauU, — C* un draule, pour dire : un bon compagnon sans souci.»
En 1611, Gotgrave écrit drauU et renvoie à drôle, qu^il définit : A goodfellow, hoi companionji^ un bon garçon, un bon compagnon. — A la même date à peu près, Beroal de Verville, Moyen deparv., emploie ce mot.
«Lb Mahah... Je vois bien que vous estes un bon drâîe, - Le Philos. Gomment? je s un drôU : me prends-tu pour quelque lutin, ou pour un diable familier. - Li Mâr Dieu m*en garde I . . . Je veux dire que vous estes un gaiand, et un plaisant homme, < il me semble que le mot de drôle signifie cela. - La Pbilos. Il est vray qu^on en use vi gairement en cette signification ; et toutefois c'est le nom que les peuples plus avancés v le septentrion donnent aux diables familiers qui conversent dans leurs maisons et serve en leurs ménages. . . La connoissance de ces bons valets ayant esté divulguée parmy autres nations, quand on a veu quelques bons compagnons qui sçavoient faire rire amuser le monde, qui estoient fins, adroits et madrêz, on les a nommez des drôUi rimitation de ces diables folets.» - Les Illu$tre$ Prov., t. II, ch. viii, p. 3^35.
DÛ, devoir.
1796 Et qu'au dû de ma charge on ne me trouble en rien.
Tort., V, &.
Allons, Monsieur, faites le dû de votre charge. - UAv.^ V, 3.
3/1 3 Adieu. — Vous avez fait le dû de votre office.
GoRif., Suite du Ment,, I, h.
DDLGIFIER, calmer; DULGIFIANT.
1/1/17 La peste soit ton risi Voilà tout mon courroux Déjà dulcijié. - Dép. am. IV, k.
n ne sera mauvais de vous faire quelque saignée amiable, de vc donner quelque petit clystère dtdcijiant. — Méd. maigri lui y II, /t.
Que voulez-vous donc faire avec ce chantre-ci? — J^en veux dulcifier mon amoureux souci.
SciKBOH, D, Japhet d'Arménie, i653; IV, 3
DULGORÉ.
Plus, du vingt-huitième, une prise de petit lait clarifié et dulcoré
Mal. tmag.y I, 1.
* Ge mot pédant ne se trouve ni dans Furetière, ni dans TAcadémie; on dit édulcoré
Durant, prép.y se met tantôt avant ^ tantôt après le mot qu'il ré^ (AcAD., 1878).
1® Duraniy après le nom régi.
NVt-il pas ceux qui sont toujours mécontents de la Cour . . . , et < veulent que Ton les récompense d'avoir obsédé le Prince dix ans dura
Impr. de Vers, se. A.