DURER — DYSPEPSIE
i3/i7 La princesse Rosine et mon perfide époux,
Durant qu'îl est absent, en font leur rendez-vous. - Gorh., Illu$. cam, ,V, 2.
Durant qu'on traitoit la paix. . . - Rac, V, io3 : Notes hûtor.
Durant quê M. de Ghavi^y agissoit ainsi, i*éioignement de M. de Ghâteauneal a voit augmenté les défiances de M""* de Ghevreuse. - Là Rochbf., II, 969.
Athènes estoit menacée d^une grande guerre. Durant que Darius en faisoit les préparatifs, Rome qui s'estoit si bien dâendue contre les étrangers, pensa périr par elle-mesme. - Bossuet, Hist. univ,, in-&% 1681, p. 5a.
Durer, résister, tenir bon, prendre sur soi de rester.
On n'y dure point, on n'y tient pasi - Préc. rid,^ se. &.
Pensez-Yous. . . que je puisse durer à ses turlupinades perpétueilesl
Crit» de VÉc. des Fem. , se. 1 .
Il a tant bu , que je ne pense pas qu'on puisse durer contre lui.
G. Dand.y UI, 7.
Il ne pouvoit durer, ny couché , ny debout
Ghapblaih, Trad, de Guzm, d'Alfar,, i63o; U, p. 106.
11 faudroit. . . une plus grande patience que la mienne pour pouvoir durer ave« vous. ~ Rabor, Hom, à b, fort., I, U.
Ménélaiis dit qu^ils n'eussent pu durer, à cause de la puanteur de ces peaux.
Racine, Rem, sur l* Odyssée, VI, p. 90.
Elle (M"* de la Trousse) ne peut durer au lit. - Se?., ao avril 1679.
Lasse de Paris jusqu'au point de n'y pouvoir durer. - Id., 91 août 1676.
3K ((Il faut observer, dit Génin, que ce durer est devenu du style de servante; mais que cette servante parle comme Tite-Live : Nec poterat durare extra tecta; et comme Piaute : Nequeo durare in œdibus.n - Lexique de Molière.
Robert Estienne cite ces exemples et d'autres analogues : ^Nequeo durare, je ne sçaurois durer ou me contenir. . . n
Dureté de cœur.
* Voir t. I , p. Al 3 , Cceur : tendresse , dureté de cœur.
Ddriuscule.
* Voir Pouli.
Dysenterie.
* Voir I. I, p. 383, Braiypeptie.
Dyspepsie.
f Voir t. I, p. a8a, Bradypep$ie.
ÉBAHI — ÉBAUBl 141
Ébahi.
lai Vous serez ébahi , quand vous serez au bout,
Que vous ne m'aurez rien persuadé du tout. - Ec. des Fetn. , I, i .
Et quand, par les plus grandes précautions du monde, vous aurez paré tout cela, vous serez ébahi que vos juges auront été sollicités contre vous, ou par des gens dévots, ou par des femmes qu'ils aimeront, - Fourb. de Scap., U, 5.
Prêchez et patrodnez d'ici à la Pentecôte, en fin serez ébahi comment rien ne m'aurez persuadé. - Rabelais, Pantag,, liv. III, ch. iv.
n s^ébahisêoit comme on faisoit cas de son éloquence. - Malh. II , p. /109.
Nous sommes tous ébahis que nous voyons la terre, et qu'il faut descendre du vaisseau. - Id., II, 537.
79 & Et si de tant d'amour tu peux être ébahie.
Apprends que mon devoir ne dépend point du sien. - Gobr., Pol,, III, 3.
^Ebakiê, dit Voltaire, à propos de ce vers, ne se dit que dans le bas comique. n
n fut surpris, étonné, et comme il (Balzac) me le dit luy-mesme, ébahi,
GosTAB, Lettr,, i658; I, p. 907.
Je m'ébahit comme au bout du royaume S'en est allé le compère Guillaume.
La Font., IV, p. i58 : Contes, II, 1.
Vous nous rendez tout ébahis, - Id. , IX , p. 1 1 5 : Epiir,
* Ebahir (5*). Ge mot est de toute antiquité dans la langue. En ]53o, Pedsgrave en w>Doe la conjugaison entière (p. 117-iig). Ménage le dérive à^exbadire pour exbadare :
«Us Latins des bas siècles ont dit badare, pour dire regarder avec étonnement.n
Diction, étym., édit 1760.
& i56o, Jacques Grevin a fait jouer une comédie en cinq actes, et en vers de huit syOabes, intitulée Les Esbahis,
Ébaubi, ébobi.
i8i/i Je suis toute ébaubie, et je tombe des nuesl - Tart.y V, 5.
Ils seront bien ébaubis Quant ils nous verront partis.
Bourg, gent. : Ballet des Nations, 1" entrée.
Qu'est-ce? vous voilà toute ébaubie. — Mal. imag,, I, 5.
Du meilleur manteau , du plus leste qui fust , je couppois par derrière ou à costé un lambeau dequoy faire trois ou quatre paires de semelles; ce qui en estoit le
142 ÉBULUTION — ÉGARQUILLER
S lus plaisant, je les voyois après s'en aller accoustrez en Saint Martin, avec im i e capot , lequel ils tournoient et viroient , estonnez et eibaubit,
Ghapblaih, Trad. de Guzm, d'Alfar,, i63o, III; p* 17
Julus, en voix de rebec :
«Par nostre Saint Père le Pape, «Nous avons mangé table et nappe», S*écria-t-il tout ébauby.
Sgahroh, Ftrg. trav,, Paris, David, 1706; II, p. an.
Les Néréides ébaubUt
De voir des villes sont ravies. - Righbb, Ovide bouffon, 1669 , p
Palsangué I je suis tout ébauhi de Tentendre.
MoifTPLEDRT, Dupe de $oi-méme, IV,
Ces deux poètes historiens (Racine et Despréaux) suivent donc la Cour, ébaubii que vous ne le sauriez penser. - Sév., V, &3a.
J'étob tout ébaubie d'entendre le P. Desmares avec une robe de Jésuite.
lD.,yU,23
Hol vous me regardez, vous êtes ébaubie
De me trouver si fraîche avec des cheveux gris.
Rbghird, Fol. am., III,
J'ai résolu de me marier. ^« Ahl mon pèrel. . . — Ahl mes filles I Vous bien ébatiibiee, - 1d., Hom, à b.fort,, II, 1.
* Le texte du Tartuffe, dans la première édition, donne ébaubie; celui du Bout gentilhomme donne ébooie.
Le mot, sous la double forme abaubi ou abaubit, se trouve dans les romans de C< de Berthe, de Parlhonopeus de Blois. . ., puis il disparait; on ne le trouve ni dans grave (t5do), ni dans Rob. Estienne (i53g), ni dans Nicot (1673, 1606, 1618 dans Gotgrave (1611, i63/i, i65o...), ni dans Monet (16a o, i636); en i655,l note le mot esbaubely, qu'il traduit par eurpris, enchanté, et qui rappelle les forme gevines étourdeU^ engourdeli, mais il ne songe pas à le rapprocher de baube, h (Charles le Baube ou Charles le Bègue), ni de bavhoyer, bégayer, qu'il a relevé Alain Chartier. Il semble bien cependant que l'homme ébaubt soit l'homme que la prise prive de la parole ou fait bégayer.
En 1660, le Diction, franç.-ital, de Duez et le Tesoro de lae leng. franc, y e d'Antoine Oudin l'admettent sous la forme etbobi, attonito, eêpantado.
ËBCLLITION de cerveau.
Je suis pour le bon sens, et ne saurois souffrir les ébullitiotis de veau de nos marquis de Mascarille. — Crit. de VEc. des Fem., 5.
Les ébuUiiione de sang et les inflammations de poitrine. - La Roghef. ,1,3
ÉGARQUILLER.
37 Et par qui nous voyons ces Messieurs les galants
Marcher écarquillés ainsi que des volants. - Ec. des Mar. , I ,
i533 M'as-tu de tes gros yeux assez considéré?
Comme il les karquille, et parolt effaré I - Amph., III, a.