‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 138 sur 596 · ÉCART — ÉCERVELÉ · texte numérisé non relu

ÉCART — ÉCERVELÉ

Ecart, terme de jeu.

i6io Je ne sais si souvent vous jouez au piquet.

Mais, au moins, faites-vous des écarts admirables. — L'£(. , IV, 6

* fsEsearU II se prend ores pour le reject ou rebut que les joueurs de pille, prime, cen ou autre jeu aux caries font de celles qui ne leur servent , au lieu desquelles le donnea leur en baille d'autres au hazard. De là vient le verbe escarter, c^est -à-dire jetter se cartes inutiles, et, par métaphore, pour un lieu esloigné de compagnie, esseulé, «ecetn».: - NicoT (1606). — Ménage repousse cette étymoiogie du verbe écarter, qu'il dérive de a parte.

Ecarter, terme de jeu.

321 J'en avoîs écarté la dame avec le roi. - Fâch., II, 9.

* Voir Ecart.

Ecarter, éloigner.

Sans être cruel, je souhaiterois que la mer Fécartât d'ici pour jamais. — Fourb. de Scap.y I, 3.

C'est un trésor si grand que ces mines fécondes

Que la nature écarte au bout des nouveaux mondes. - Cobr. , Imit, , 11 , 1 087

la 55 Malgré ce même exil qui va les écarter. - Rac. , Phèdre.

Ecarter, pour s'écarter.

818 Et si du bon chemin on Ta fait écarter^

Deux mots incontinent l'y peuvent rejeter.

Ec. des Fem.y III, 3.

* Voir Pron. réfléchi supprimé.

Page 1