ÉCHANTILLON — ÉCHAPPER
G*e8t ie poète Basque ? Ah ! l'on m'en a parlé ;
Il nous oivertira; c'est un écervêlé, - Poisson, PùMê ba$que, se. i.
Je ne l'ai jamais vu, mais on m'en a parié
Comme d'un petit fat et d'un éarveU. - Reorârd, DUtrait, I, h,
« «Qodques romans célèbres ayant esté mis au jour ont beaucoup contribué à nous dooner un langage nouveau. L'illustre Demoiselle (de Scudéry) qui les a composez ayant en Famitié et Ta fréquentation de quantité de Dames de la Cour et de la Ville des plus «ntndles, et qui prenoient plaisir, comme elle, à enrichir nostre langue, elle employoit ans ses ouvrages les termes dont eJles se servoient quelquefois dans leurs conversations, et nous ne doutons point que des hommes de sçavoir et de mérite n'y pussent avoir ondqae part. Il y a quantité de mots dans le Cyru» et dans la Clélie qui , selon l'opinion «B plus mnds liseurs , n'avoient point esté veus dans les livres impnmex. Il n'y a que 1» mots a^enjauêmerU et d'enjoué qui ont desjà esté attribuez à Montaigne. Pour Yévaporé, qoi est assez acréable, il est à l'imitation d'éarveU et déventé; le premier signifie n'avoir pomt de cervelle ; éventé veut dire qu'on a pris le vent ou l'essor ; évaporé a esté formé làdenos, pour signifier que la cervelle s'est évanouie, s'estant subtilisée en vapeur.»
SoRBL, Conn, deê lAvr,, 1671; ch. iv, p. 36i-369.
Echantillon.
1119 ^ ^'^^^ ^^ ^^^ bienfaits qu'un simple échantillon,
Éc. des Fem., IV, 4.
Cela fait . . . Ces plaisirs dont on est aveuglé
Sont des échantillont d'un feu trop déréglé. - Montflecrt, Tn'gaudin, IV, 6.
Vous ne me croyez pas ? Couchez ici , de grâce ; Voyez VéchantUlon de tout ce qui se passe.
Poissoif, Fem, coq,, I, 6; - Cf. lo., Foux divert,, I, 10.
Si Madame la Dauphine croit que tous les hommes et toutes les femmes aient autant d'esprit que cet échantillon (Bossuct et M*"* de Mainlenon, envoyés au devant d'elle), elle sera bien trompée. - S<v., VI, a 64.
Vilalis de Furno, excellent médecin, mérita d'estre promeu à la dignité de cardinal ; . . . Pedrus Hispanus , sçavant médecin qui fut eslevé au Pontificat sous le Dom de Jean XXI,. . . ne sont-ce pas là de beaux échantillons de l'athéisme des médecins, et qui peut douter après cela de l'incompatibilité du Christianisme avec la Médecine?
BizAHçoR, Les Médec. à la censure, 1677, p. 33/i-355; - Cf. Id., ibid,, p. 998.
^ * tEtchantUlon est diminutif de chanteau , comme si l'on disoit petit chanteau , c'est-à- ^ ce qui est esquignonné d'une pièce, car on dit le chanteau du pain bénit, auignon de pam ... Et parce qu'on couppe d'une pièce un peu pour servir de monstre de toute 1> pièce pour la vendre , il se prend aussi pour la monstre de quelque marchandise vénale. Aiofi l'on dit la monstre et eechantUlon de quelque marchandise.» - Nicot, 1606.