EMBRASSER
990 L*iixi ni Fautre ne veut s*embra$ter le premier? - Rac, Théb,, IV, 3.
Je vous embratte mille fois de me remercier de vos éventails.
Siv., n, 1 55-1 56.
n alla à lui, il Yembroiêa comme 8*il avoit été le meilleur de ses amis, il lui fî cent caresses. Mais on ne doit pas s^étonner de cela ; c^est la manière des grand seigneurs dans la Galatie (la France), et surtout des courtisans. Ils étouffent le gens à force de les embraagr, ils leur serrent la main, et puis ils les reprennea encore entre leurs bras. . . Et puis, quand vous leur demandez qui sont ces per sonnes, ils vous répondent froidement qu'ils ne les connoissent pas.
Trad. de VEuphormion, de Barclay; ~ édit. 1709, p. 5-6; - Cf. ibid,, p. 9% 95, 193, 916.
* Ampîector, nos enUfracher, ab imhrachiare , id est brachm ctreunUgare,
Stltius (Jacq. Dubois), In Ung. gall, hagoge, i53t, p. 117.
Voir notre édition du MUanthrope, p. 118-119.
Embrasser, aujtguré.
Pai embrassé cette occasion-ci de me mettre à mon aise.
Mar, forci, se. 7.
Harpagon n est pas le supplice que vous voudriez embrasser.
U Av. y m y U.
3f( Frosine joue sur le mot; si elle se permet de dire embreuier un tuppUee, cVst que le supplice se personnlQe dans un homme à épouser. D'ailleurs, embrauer était employé au figuré dans nombre de locutions qui ne nous paraissent pas moins forcées que celle-ci : embra»»er un choix, une défenêe, une voie, etc.
Quelle justice, Madame, auriez-vous pu nous faire de lui, si vous h faites si peu à notre rang dans le choix que vous embrassez?
Am. magntf., V, û.
Ne trouves-tu pas que cette action d'embrasser ma défense sans m< connottre, est tout à fait d'un honnête homme? ~ Mal. imag. , I, &.
81 A peine cette vierge eut Taffaire emhrauée.
Malh. , Ode au Roi partant contre la Rochelle.
367 rembraaae un bon avis, de quelque part qu'il vienne. - Corn., Perth,, i, h.
Pourquoy fonl-il (les Marquis) si bonne mine à Élomire (Molière), et pourquo; ceux qu'il dépeint le mieux Vembrasientriis lorsqu'ils le rencontrent? — C'est poui ce qu'il leur donne le sujet de se rire les uns des autres, et de s'appeler entre ^euj Turlupins, comme ils font à la Cour, depuis qu'Éloraire a joué sa Critique de l'EcoL de» Femmei. - ZéUnde, i663, se. 8.
Monsieur. — Qu'est-ce? — Abl — Gomment, tu pleures? — C'est de joie De vous voir embraster enGn la bonne voie. - Te. Coarr., D, Juan, V, 9.
Et j'ai dit que j'allois me déchirer le cœur.
D'une vie exemplaire embraeser la rigueur. - Id. , ibid.