‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 186 sur 596 · ENCANAILLER (S · texte numérisé non relu

ENCANAILLER (S

Fanalogie de nosfare iangue dans ces compoeidons do mois. Ce mot, en certaines occanous, doit être considéré comme substantif, car on lui donne une préposition. Descendre mt §mbtu a la même construction que monter $n haut.

Lorsque l^hyver respand sa neige et ses firimats. Elle quitte la tige et descend en embai, - Pirrâult.

« On trouve la mesme construction quand on écrit en deux mots en btu : Pousser en mt ba9.9 — Diction, de Trhoux,

Les Rech. ital. et franc, de Oudin (i6/îa et 1660) donnent au mot en les deux locutions : SA enkttut, en enbat.

Encanailler (S').

n est vrai que le goût des gens est étrangement gâté là-dessus, et que le siècle s^encanaille furieusement. — Celui-là est joli encore, s'encanaQUl Est-ce vous qui Tavez inventé, Madame?

CriL de VEc. des Fem. , 6.

Du moins il est d*un goût plus haut et plus exquis D'assembler comme vous les comtes, les marquis, Que de e'encanaiXUr et paroistre trop sage.

Hautbrocbb, Bourg, de quai,, II, 6.

n conunença par me faire des réprimandes de ce que je m'encanailloU avec un vilain monstre comme celui-là. - Hamilton, Mém. de Gram,, ch. m.

Et j*enrage en cflet de voir que la Folie , Trop facile à s'humaniser.

S'encanaille et se mésallie. - Rbgnard, Mar, de la Fol,, se. â.

A quel point le mérite i'encanaille ! disait une femme d*esprit, en voyant un homme de lettres célèbre attendre dans une antichambre un grand qu'il était obligé de visiter. - Mbrcieb, Néologie, an ix, 1801, in-8\

4c Somsdxe, dans son Grand Diction, des Prétieusee, attribue ce mot à M*"* de Maulny, et en donne la traduction :

Je crains la connoissance des gens qui n'ont pas vu le monde : je crains de rn^encanaiUer. - Édit. de la bibl. elzév., 1, 63.

^ Voici le passage rappelé par Somaize : «La conversation dans un beau lieu, et à son aise, avec cmq ou six personnes bien spirituelles, bonnes et qui sont du beau monde, c'est une véritable joie. Je crains fort de m* encanailler, d

Portr. de hP"" de M, , , par elle-même, dans le Rec. de» Portr, de Mademoiselle, - Edit. Ed. de Barthélémy, in-8% Paris, Didier, p. 77.

Dans sa première édition (169/î), T Académie renvoie de encanailler (s*) h canaille, ^ cnaSle à chien; mais là, elle ne donne pas le root après lequel elle a fait tant chercher. ^i\^ Diction, franç.-ital. (1671), ni le Diction, franç^-angl, de Guy Miège (167g), ni ^de Richelet (1G80), ne donnent ce mot, qui parait pour la première fois dans le '^Wwii. de Furelière (1690).

Comme mots forgés de la même manière, on peut citer encomtnédienner, de Scarron, '*•. corn,, m, 4; embaronner («') et s'emmarquiser, de Th. Corneille :

De votre chef ainsi vous vous embaronnez, - Bar, d'Âlbikrac, V, 5.

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