ENCANAILLER (S
Fanalogie de nosfare iangue dans ces compoeidons do mois. Ce mot, en certaines occanous, doit être considéré comme substantif, car on lui donne une préposition. Descendre mt §mbtu a la même construction que monter $n haut.
Lorsque l^hyver respand sa neige et ses firimats. Elle quitte la tige et descend en embai, - Pirrâult.
« On trouve la mesme construction quand on écrit en deux mots en btu : Pousser en mt ba9.9 — Diction, de Trhoux,
Les Rech. ital. et franc, de Oudin (i6/îa et 1660) donnent au mot en les deux locutions : SA enkttut, en enbat.
Encanailler (S').
n est vrai que le goût des gens est étrangement gâté là-dessus, et que le siècle s^encanaille furieusement. — Celui-là est joli encore, s'encanaQUl Est-ce vous qui Tavez inventé, Madame?
CriL de VEc. des Fem. , 6.
Du moins il est d*un goût plus haut et plus exquis D'assembler comme vous les comtes, les marquis, Que de e'encanaiXUr et paroistre trop sage.
Hautbrocbb, Bourg, de quai,, II, 6.
n conunença par me faire des réprimandes de ce que je m'encanailloU avec un vilain monstre comme celui-là. - Hamilton, Mém. de Gram,, ch. m.
Et j*enrage en cflet de voir que la Folie , Trop facile à s'humaniser.
S'encanaille et se mésallie. - Rbgnard, Mar, de la Fol,, se. â.
A quel point le mérite i'encanaille ! disait une femme d*esprit, en voyant un homme de lettres célèbre attendre dans une antichambre un grand qu'il était obligé de visiter. - Mbrcieb, Néologie, an ix, 1801, in-8\
4c Somsdxe, dans son Grand Diction, des Prétieusee, attribue ce mot à M*"* de Maulny, et en donne la traduction :
Je crains la connoissance des gens qui n'ont pas vu le monde : je crains de rn^encanaiUer. - Édit. de la bibl. elzév., 1, 63.
^ Voici le passage rappelé par Somaize : «La conversation dans un beau lieu, et à son aise, avec cmq ou six personnes bien spirituelles, bonnes et qui sont du beau monde, c'est une véritable joie. Je crains fort de m* encanailler, d
Portr. de hP"" de M, , , par elle-même, dans le Rec. de» Portr, de Mademoiselle, - Edit. Ed. de Barthélémy, in-8% Paris, Didier, p. 77.
Dans sa première édition (169/î), T Académie renvoie de encanailler (s*) h canaille, ^ cnaSle à chien; mais là, elle ne donne pas le root après lequel elle a fait tant chercher. ^i\^ Diction, franç.-ital. (1671), ni le Diction, franç^-angl, de Guy Miège (167g), ni ^de Richelet (1G80), ne donnent ce mot, qui parait pour la première fois dans le '^Wwii. de Furelière (1690).
Comme mots forgés de la même manière, on peut citer encomtnédienner, de Scarron, '*•. corn,, m, 4; embaronner («') et s'emmarquiser, de Th. Corneille :
De votre chef ainsi vous vous embaronnez, - Bar, d'Âlbikrac, V, 5.