‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 185 sur 596 · SOS EN · texte numérisé non relu

SOS EN

Elle ê'en tient à Ithaque. - Ric, VI, p. 58 : Rem, nir Pind.

Pour perdre une telle Loy quand on Ta une fois receûe, il faut qu^un peuple.. en ioit Venu à n^avoir plus qu^une idée confuse de son origine, de sa Rdigion * de ses coustumes.

BossDBT, Hiit. Univ., in-/i% 1681, p. hoS-hoU; - Cf. Id., Qnd,, p. hkd-bUt - HiêU des Var,, 9 in-A% j688; II, p. loi.

n n*y a qu^à perdre pour ceux qui en viendroient à une seconde charge.

La Bbut., 1, p. i65.

Vouloir : en vouloir^ vouloir mal.

Tout le monde lui en veut. - Mal, iniag, , ITI, 3.

Je suis un homme de Champagne,

Qui n*en veux point au roi aÉspagne. - La Fort., IX, p. 10 3.

11 en veut à la ligne collatérale. - La Brut., 11, p. i5.

*fxEn,,. n en a se met pour cil y a des personnes» ; — vulgairement , «tout le mond en va h lu moutarde», i, {td eêt, c^est-à-dire) il est commun; — cril en aura tout le Ion de Taune», c*est-4-dire iril luy coustera beaucoup, il sera tout à fait mal traité, on Tac commodera mal»; — ftgardet-voue-^n bien», i. trne faites pas cela, ne le dites pas»; - 9 en eêtren^ c*est-à-dire «restre de la partie»; — vn' en pouvoir plue n ^ pour trn^avoir pk ftde force» ; — vn'en pouvoir tnatt», pour «rn^en être pas cause» ou <rn*y avoir pas de i «riaute»; — fxen vouloir k quelqu*un», i. «rvoidoir mat»; — «la fortune m'en veutv^ «me favorise»; — «le jeu luy enditj>^ i. «le jeu luy vient à souhait»; — «je ne sçay 0 9 j'en suif», i. «je suis troublé, je ne sçay ce que je dois faire»; — vulgairement, «d «que tu an a<», que tu es attrappé».

ÂNT. OuDiR, Gram. franc, rapportée au langage du temps , Rouen, i6&5, p. i3!

«Cet en, en notre langue, entre en beaucoup de phrases où il semble inutile, et néan moins il sert ou à la douceur pourToreille, ou à la clarté pour T esprit, comme «si noi en croyons Aristote, le mouvement, etc.»; «si nous crouons Aristote» ne seroit pas si bie dit. GoëflTeteau, Hist, rom,, liv. Xlll, p. 3i4, parlant de Livia: «Elle s'en estait enfuie e Sicile. . . »; p. 36o : «et qui s'en estoitfui devant Néron». . . Cet en est ancien. ViUeha douin, p. a3 : ftnos en irasmes volontiers», «nous nous en irons volontiers»; p. 78 : «< si s'en parti et s'en rallan^ «s*en partit et s'en retourna». . .

Pathu, Note sur la Remarque de Vaugelas intitulée : Il en est des hommes comn des animaux; dans Vaugius, édit. Ghassang, l, p. 367.

Attaché à certains verbes, en forme avec ceux-ci un tout inséparable; si donc on en ploie un de ces verbes, contrairement à Tusage, sans la particule en, on peut consldén en comme supprimé.

En, supprimé devant certains verbes auxquels y d'après f usage, \ doit être lié.

85 Et je sais ce qu il coûte à de certaines gens Pour avoir pris les leurs avec trop de talens.

Ec, des Fem. , F , 1 .

* G*C8t-à-dire : ce quHl en coûte.

S77 S'il e$t ainsi, f ai tort; mais qui Teût deviné? - L'EUy I, 6.

* Cest-i-dire : B*il en eit ainsi.

15S9 (^^) ^^^^ montrerai bien. . .

Qu on rCest pas où Ton pense en me faisant injure.

Tort., IV, 7.

* Cest4-dire : qu^on n'en ett pas où. . .

1189 Tu tCes pas où tu crois; en vain tu files doux. - Amph,, IT, 3.

* Cest-à-dire : ta n'en e$ pas.

1835 Le fourbe qui longtemps a pu vous imposer

Depuis une heure au Prince a su vous accuser. - Ibid.^V^ 6.

* Cesi-i-dire : a pu vous en impoeer,

i535 Sur la tentation ai-je quelque crédit?

Etpuiê-je mais y chétif, si ie cœur leur en dit? - Ibid,, V, 3.

* Cest4-dire : et en pui$-je maû f

768 II faut donc renverser Tordre de chaque chose. . . Que les jeunes enfants remontrent aux vieillards.

Dép. am.y II, 6.

t CesUi-dire : en remontrent,

983 Je puis fermer les yeux sur vos flammes secrètes,

Tant que vous vous tiendrez aux muets interprètes.

Fem. sav,, I, 4.

^ CesUà-dire : vouê voue en tiendrez.

977 S'il (en) est ainsi, j'ai tort; mais qui l'eût deviné? - Llù.y I, 6.

EH) mrabondant.

65 Mais de vous, cher compère, ii en est autrement.

Éc. des Fem., 1, 1.

1086 Dieu te gard', CléanthisI — Ahl ahl tu fen avises.

Traître, de {approcher de nousl - Amph., II, 3.

KK) remplaçant un adjectif possessif devant un nom de personne ou «« nom personnifié.

Ce n'est là qu'une ébauche du personnage, et pour en achever le portrait, il faudroit bien d'autres coups de pinceau. - D. Juan, I, 1.

* C'esl-è-dire : pour achever $on portrait.

204 EN — ENBAS

Mes justes soupçons chaque jour avoient beau me parler : jen rejetoîs la voix qui vous rendoit criminel à mes yeux. -D. Juan^ I, 3.

* Cest-à-dire : je rejelois leur voix.

59 Des yeux d'ÂIcmëne, il (Jupiter) a senti les coups. Et tandis qu'au milieu des Béotiques plaines, Amphitryon, son époux, Commande aux troupes Thébaines, Il en a pris la forme, et reçoit là-dessous

Un soulagement à ses peines. - Amph.^ Prol.

jfc G*e8t-à-dire : il a pris 9a forme.

Allons, cédons au sort dans notre affliction.

Suivons-en aujourd'hui l'aveugle fantaisie. - Ihii.y III, 6.

* G'est-À-dire : suivons »a fantaisie.

Je vous m donneray les adresses (des Molinistes). - Pascal, 8* iVoo.; édit. de Sacy. Hf G^est-à-dire : je vous donneray Iwrt adresses.

En, devant un nom de choses tantôt employé^ tantôt remplacé par un adjectif possessif .

8o3 Oui, le trépas cent fois me semble moins à craindre Que cet hymen fatal où l'on veut me contraindre; Et tout ce que je fais pour en fuir les rigueurs Doit trouver quelque grâce auprès de mes censeurs.

Éc. des nmr.y III, 1.

79/1 Mais quand vous avez fait ce charmant quoi qu^on iie^

Avez-vous compris, vous, toute son énergie? - Fem. sav., III, 9.

ËNBAS, ENHAUT; EN ENBAS, EN ENHAUT, en bas, en haut

La voix E se forme en rapprochant la mâchoire à'enbas de celle d'enhaut. - Bourg, genU, II, /t.

Vous avez mis les fleurs en enbas, — Vous ne m'aviez pas dit que vous les vouliez en enhaui. - Ibid.^ II, 5.

Tu allonges les lèvres en dehors, et approches la mâchoire d'enAotit de celle d'enioe. - lhid.y III, 3.

Que si Ton ouvre un peu moins la bouche, en avançant la mâchoire d^«fi&a« de celle à^wkaut, on formera une autre voix terminée en E.

GoRDiMOT, Disc, phyi, de laparoh, 1668.

9|c teEmhoi, n y a des auteurs qui écrivent ainsi ce que les autres écrivent en btu (dêonum). Les premiers ne font qu'un mot, et mettent une m au lieu d'une n, suivant Tusage et

Page 1