ENDIABLÉ — ENDROIT
Daiiftsa Gram, franc,, 1706, p. 669, Tabbé Resnier-Desmarais, secrétaire peqiétuel el interprète de rAcadémie française, exige Tenipioi du subjonctif après les conjonctions bim fiUf tmoore fuê et quoy que; il ajoute : «La conjonction hkn que est un peu moins en usage que les deux autres, et entre celles-cy, encore que n*c8t pas si usité que quoy que»jt
Endiablé.
Entre mes propres mains on la devoit livrer,
Et vos soins endiablés nous en viennent sevrer. - UÉt.y I, 9.
Chacun est endiablé à me croire habile homme.
Méd. malgré lui, III, 1.
Cest être bien endiablé après mon argent. — UAv.y V, 3.
J^en ay plus qu*il ne m^en faut, d'estre estropié depuis les pieds jiisqu*à la teste, sans a?oir encore ce mal endiablé qu^on appelle Timpatience ae vous voir.
ScABBoir, Deni, Œuvr,, Paris, David, 1700; 1, p. aâ.
Les Dieux sont endiablez gourmands.
Id., Virg» trav,, Paris, 1706; II, p. 918.
Mais, Messieurs, si mon maistre estoit ensorcelé? — Je le guéris, te dis-je, et fût-il endiabU,
Lb Bodlahgbb db Ghilussat, Élomire (Molière) hypocandre, 1670, 1, 3.
Paris a été endiablé ces jours passés. - La Rochbf., III, 86.
Une pluie continuelle , des chemins endiablé$, - Sii.
Cette femme est sur moi rudement endiablée, - Rbcnabd, Ménechmet, Y, 3.
41 Le traducteur italien Soncini se garde bien de conserver ce mot impie; il traduit : irOsBenrate un po* com* egli è imberUmato dei miei denaril» Voyez un peu comme il est coiffé de mon ai*gentl
Endroit.
544 Et l'éclat de votre victoire Sait toucher de mon cœur les sensibles endroits. - Amph., 1,3.
« Le mot endroit a un sens extrêmement vague dans la langue du xvii* siècle; ici, il ùgaîËe place. Sur ses autres emplois, consulter les lexiques spéciaux de nos grands éaîvauiB, Racine, La Rocbefoucauld, M*"' de Sévigné, La Bruyère, etc.
«Ce mot, dit le P. Bouhours, se dit élégamment depuis quelques années en un certain sens: Vous ne le connoissez que par ses mauvais endroiu, pour dire par ses mauvaises qualitei ...»
«Les yeux, accoutumés à voir la figure de ce monde qui passe par les endroite les plus éclatants. . . » {Or,Jun, de hf' de Montamier.) — On a toujours dit : «Les beaux endroits d*an livre; il y a dans cet ouvrage des endroits admirables. n - Bouhoubs, Rem, nouv, eur Im Uimg, franc,, 3' édit., i68a, p. 188.
Vaugelas dit que ces Otiçons de parler : à mon endroit , à l'endroit d'un tel, ne sont pas da beau langage (Édit Cbassang, 1, /i3^j), et de Gallières déclare que «r cette façon de parler est barae et populaire t». - De GALLièREs, Du bon et du mauv, tuage, ]6(j3, p. 173^
S13 ENDURCI À QUELQirUN — ÉNERGIE
97 Tai lu dans quelque endroit, - Li Font., I, p. aoi : FM., III, 1.
Le Parnasse n*a point A^endroiU où vous soyez capable de vous égarer.
Id., VI, p. 977 : au Cari, de Bourbon, en tête de La CaptwUé de 5. MaU,
Dis, toi qui Tas nourri ,
Dis-moi par quel endrott il doit être chërL - Mortflbdrt, Critp, gêntUk,, II, 5.
Quel esprit I — Llionneur est mon plus sensible endroit,
Hautbbocbi, Bourg, de fual,, II, 6.
Sous la sagesse en vain on se met à couvert;
Par quelque endroit toujours notre cœur est ouvert. - Rborârd, Dénwcr., I, A.
Nous n*aimons pas le fracas de la brette. — Vous aves asset d'autres endroit» pour vous faire distinguer. - Id., Coquette, I, 6.
Endurci \ quelqu'un.
197 Je ne reçois rien d'elle, et j'en suis en souci;
Mais son cœur au tyran fut toujours endurci. — D. Gare., I, 9.
Avec un nom de chose :
Le Carme, le Feuillant, s^ endurcit aux travaux. - Dispr., Lutrin, m.
La prospérité endurcit le grand au plaisir, et ne lui laisse de sensibilité que poi la peine. - Massillon.
Endurer, souffrir.
1878 Et les coups de bâton d'un Dieu
Font honneur à qui les endure. — Ampk,, lll, 9.
111 Au moins, s^il faut souffrir, endurez doucement.
Là Font., VII, p. 16 : L'Eunuque, 1, 1.
9^8 Vous aurez plutôt fait à^ endurer qu^à loisir
Je contente 1 ardeur que pour lui j^ai conçue. - lo., VII, p. 9/1: Ibid., 1,9.
9&8 Au milieu des supplices et des tortures. . . que Ton leur faisoit endurer,
Rac, V, 538: Trad.
On ne pouvoit plus souffrir les cmportcmens de Lutber, à qui son amour-propre^^ ne permettoit pas de connoistre ses défauts, ni d'endurer qu'on le contredis!.
Id., Hi$t, de$ Var., 9 in-^, 1688; I, p. 953.
Energie , terme d'école.
Sans aucun égard d'étymologie, analogie, énergie ni allégorie quelconque. - Fdch.y in, 2 : Placet de Caritidès.
Le paroistre, disoit un ancien, est bien souvent meilleur que Testre : d'autant que Vénergie (la force propre) de la vérité ne consiste pas tant en la réelle substance qu'en l'imaginaire opinion de quelques-uns.
Comte DB Gbamail, Jeux de l'Inconnu, Le Herty ou l'Universel, cb. iv : De l'énergie de$ ostentationt , p. 900.