ENTHOUSIASME — ENTICHÉ
CrthouSIASME , entraînement irréfléchi, irrésistible; inspiration.
Voyez un peu quel diable à^enthausùume il leur prend de me venir chanter aux oreilles comme cela. — Princ. iEL^ i*' interm., se. 3.
Les Baccanalcs vont par les rues, heurlant et tempestant, pleines de Venthoutiaime de leur Dieu. - D*UBFé , L'Àitrée ^ 1 6 i & , p. 1 34* ; - Cf. Id. , ilnd, , I , p. i S']\
9S9 Adieu, dame de grand mérite; Vênthoundme enfin me quite.
Lob ET, Muzê histor., 6 novembre 1660.
Vous expliquei Homère par enthoutiatme, et non par art.
Rac, VI, 975 : lÂvr. tumotéi,
D n'y a proprement que le peuple de Dieu où la Poésie soit venue par mthounatme, — Bossoir, Hi$t. univ., in-A*, 1681, p. 198.
M. Claude demande comment on choisira entre ces Éslises. Sera-ce par ênikouiioêmeT Ce seroit par enthouitoême . . . si FEglise véritable n'avoit pas ses caractères particuliers qui la distinguent des autres.
lo., Confit, avec M. CUntdê, in-19 , 1689, p. 819 : RéfUx,; - Cf. Id., ibid,, p. 1 55-1 56 et 1 56- 157.
Sur cela,. . . poursuit Bèse, il (Poltrot) fit son coup; ce fut dans cet mthoth' n(ume, et comme sortant de cette ardente prière.
lo., Hiit. det Var,, 9 in-Â% 1688; H, p. i3i.
Et puis U me prend un ênthauiùume pour vous, pour M. de Grignim.
Sév.,V1U, 499.
Fort bien. — Ne trouble pas YnUhouêiaême où je suis.
RuHÀRD, Légat, univ,, IV, 9.
EîHT'IGHÉ : ÊTRE ENTICHÉ DE. . .
3i 5 Vous en êtes un peu dans votre âme entiché. - Tart., 1,5.
Mais si Ton joint k Pair qui ce poulmon entiche Une seconde cause, en vain on le déniche. . . Par exemple, à Paris, Tair salé de nos boues Me piquant les poulmons, déjà rougit mes joues; Mais au lieu de choyer mes poulmons entichez. Us deviennent enfin flétris et desséchez . . . Mes poulmons entichez ne guériront jamais.
Le Boulajigbii db Chaldssat, Elomire (Molière) hypocondre, 1670; II, 6.
Grèce au ciel, je ne tuif point enliché de ce vice-là. - Lb Sàob, DiabU boiteux,
t M. Génin fait remarquer que le verbe enticher remonte à Torigine de la langue ; il cite cet exemple : «rSathanas. . . enticha David que il feist anumbrer ces de Israël e ces de Juda.n - Livre dee Rote, p. 91 5.
Nicot (1573) et tous les lexicographes qui Tout suivi, Cotgrave, Monet, d^Arsy, confondent ventaeher ou enticher^ enticher ou entachent, — Duei (1671) est le premier à dis-
iSS ENTRAVES — ENTREPRENDRE
tingner les deax mots, &ï classant chaam k son ordre al^ihabédqae. — Furetîère, dan» son Rowum howgwiê (i656), maintient la confusion :
Ce ne sont pas seulement les plaideurs <pii ont cette manie ; tons cenx qui fréquentent avec eux en sont encore eniadtêz.
Entraves.
35 Et de ces grands canons où, comme en des entravesy On met tous les matins ses deux jambes esclaves.
Ée. des Mar.y I, i.
Entrecouper (S').
1016 Ensuite, s'il vous plait? — iVot» itot» enirecoufâmes
De mille questions qui pou voient nous toucher. — Ampk,^ II, s.
Entre-donner (S').
1 1 1 3 Et ces yeux les ont vu s* entre-donner parole. — Dép. am.^ lil, 10.
7^8 Ss ont pris Tun de Tautre une entière assurance,
Jusqu'à t'entre-dtmner la parole et la foi. - Goui., La Veuve, II, 6.
6i5i C'est aux Juifis, c*est aux cœurs que ta grâce abandonne,
A chercher cet honneur qu'ici Ton t^entre-dcnne, - Ib., VllI, p. 46a : hùL, III.
Entremettre (S') de. . .
Ah I ah I c'est toi , Frosine ? Que viens-tu faire ici ? — Ce que je fais partout ailleurs : nC entremettre d'affaires, me rendre serviable aux gens.
VAv., n, fi.
Gaton est blAmé de e'itre entremis dee affaires en la guerre civile.
Màlh., II, p. du.
D'ail ^*^rs faire l'agent et <^amour s'entremettre. C'est ce que je ne puis ni ne veux pratiquer.
La Fokt., Vn, p. 35 : UBun., II, t.
Les ministres de France voulurent e'entremettre (/'accommodement.
Rac, V, p. i58.
Entreprendre, verbe neutre, sens absolu.
Dans les choses grandes et belles, Il suflSt d'avoir entrepris. - Mal, im
avoir entrepris. - Mal. imag., Prol., se. A.
Le lèle de la religion ne les a poussez k entreprendre, puisque. . .
Au Roy, s6 avril i585, dans les Lettr. miss, de Henri IV, II, p. &6.