‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 221 sur 596 · ÉPARGNE — ÉPÉB DE CHEVET · texte numérisé non relu

ÉPARGNE — ÉPÉB DE CHEVET

Florice fut de celles qui, êpanekéet pur le pré, flBÎsoient de» bouqueU el dei guirlandes.

D'Uiri, L'ÀMtrée, 161&; II, p. sso-991; - Cf. 1»., ibii.; Il, p. h%Z; i'éptmehir, 1, p. t5i*; II, p. 910, gti.

67 1 Puisque cette grandeur i son trône attachée

Sur nul autre que vous ne peut estre épanchée. . . - G>u., iViieoai., II, 3.

677 Et lorsqu*avec mon cœur ma main peut a'é[Hinck€r,

Vous fuyez mes bienfaits tout prêts à vous chercher. - Ric., Bérém,, III, 1.

En bénissant Tamour conjugal comme la source du genre humain, il (Dieu) ne luy permit pas de i'épancher sur plusieurs objets à la fois, comme il arrira dans la suite, lors qu^un mesme homme eût plusioirs femmes.

BossDBT, AverL aux Protêêt,, in-&*, 1689-1691 ; IV, S a, p. 1 5 a.

Épargne, économie.

Elle est nourrie et élevée dans une grande épargne de bouche.

UAv., U, 5.

V épargné est une science de ne rien dépendre mal à propos. - Mali. , II, p. A 8.

An Keu d'ortolans, on avoii senry une honneste quantité de moineaux, aoil par épargne, soit par impossibilité d'en trouver.

Sbcsais, Noue, franc. , t656; 3* Nouv,, p. 16S.

Epauler, appuyer.

C'est bien la moindre chose que nous devions faire, que A^épauUr de nos louanges le vengeur de nos intérêts. — Impr, de Vers.^ se. 5.

* 9 Epauler, apuier. Les espdiers sont toujours épaulez d*un mur.?» - MoaiN, Traiêédee Fleuri. ^

— 9 Epauler, mot bas, pour favoriser de son crédit, apuier, aider.* - Richilit, Dietion., 1680.

Épée de chevet.

Toujours parler d'argent. Voilà leur épée de chevet^ de Targent.

^ ff On appelle une eipée de chevet un amy brave et prompt à nous servir en toutes occasions. On le dit aussi d^autres chosRîi qui nous sont familières : Cet homme a toujours son Iliade en main; c*est son eipée de chivet.j) - FuRETiàai, Diction., 1690.

Furetière, Epigr. XXU, parlant d^un poète atteint de la gale, dit de ses ongles :

Car la nuit, quand ce mal le mine,

Ce sont ses armei de chevet.

A-t-il toujours le mot de choie à la bouche? — Toujours; c*est son eepée de chevet, il ne sçauroit dire trois mois qu il n'y fourre coluy de ehote.

GnAHPHBSLé, La Rue Saint-Denii, I, a.

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