‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 220 sur 596 · ÉPAIS — ÉPANCHER · texte numérisé non relu

ÉPAIS — ÉPANCHER

trouver ne fait pas pour cela je trouverrai, comme plusieurs le disent; il faut dire, selon la règle générale, je trouverai, n - Gram, franc., 1709, p. a6 6.

Les trois premières éditions de TAcadémic (1676, 1718, 17^9) ne donnent d^exemple ni du futur ni du conditionnel du verbe envoyer, et ne formulent aucune règle; enfin celle de 176a décide que le futur esij^etwerrai, et le conditionnel, yenverrait.

Épais.

Que ton përe a la forme enfoncée dans la matière I que son intelligence est épaisse! — Prie, rid,, se. 5.

3|t Somaixe a dit, après Molière : tt Concevoir. Concevoir mal les choses, avoir Tintelligence épaieee.n - Gr. Diction, de$ Prêt.

G*est un provincial épaie, matériel,

Qui, dupe au dernier point, se croit spirituel.

MoRTPLKUBT, GentHh. de Beauee, IV, 7.

Un Belge épaiê de sens et de structure , Ne sachant panse d*a, franc âne de nature.

Abbé DocBRBAU, Lee Luneitse flanumdee,

^ Epaia, appliqué aux choses spirituelles, fut adopté par Tusage, et le Dictionnaire de Foretière en fait foi : trOn appelle un esprit eipaii, dit-il, stupide, qui n^est pas net, qui a de la peine à comprendre.!»

Voir 1. 1, n^ 19, p. A 5, Adjectif e employée comme eubitatUife,

Malherbe, traduisant le mot caliginem, avait dit, en parlant de deux sortes de philosophie : ffL*une règle nos erreurs. . ., Tautre est bien haut par dessus cette épaisêeur où nous sonunesff, cVst-i-dire, épaiteeur d^intelligence. - Traa. de la Préf. dee Queet. nat. de Sénèque (CoU. dei Gr. Écriv.), I, 668.

Conmie son esprit étoit de la portée de tous les esprits qu*il vouloit , il faut voir comme il s*insinua dans Vépaieseur de celui des opulents écnevins.

Hâmiltor, Mém. de Gram.

Epancher, épandre, répandre.

/i97 (Test ce qui doit rasseoir votre âme effarouchëe, Puisque ma complaisance est sur tous épanchée.

Misanth., II, 1.

i363 II semble à trois gredins, dans leur petit cerveau,. . . Que partout de leur nom la gloire est épanchée.

Fem. sav.y IV, 3.

« Ce mot, qui manque dans le Dictionnaire de Robert Estienne (iSSg et iS^g), parait en 1673 dans celui de Nicot.

Le bruit commun de leur mariage . . . fut iiicoutineul épanché par tout.

D'Ubpk, L'Aitrée, 1616; II, p. 60.

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