ÉPINE
67 Et de vouloir s*alambiquer Pour là-dessus épUoguer Avec d'inutiles langages, G*est ce que ne font pas les sages.
LoRiT, Muze hittor.f is may 1657.
* Corneille a dit, avec la forme active : ,
An répUoguoii mes passions. - Poé$, (CoU, dn Gr, Ecriv,)^ t. X, p. 96.
M"* de Sévigné fait ce verbe tantôt actif, tantôt neutre :
Tai été un peu fâchée de ne vous point voir. . . m'éptloguer. - 5 nov. 1688. Défaites-vous d'^^guer $ur les bienséances. - 91 octobre 1676.
Epine, aujig.y difficulté, ennui, souci.
&93 N'ayez point pour ce fait Tesprit sur des épines, — L'jÉr., I, 8.
Vous savez ce que c'est que les procès en ce pays-ci, et vous allez vous enfoncer dans d'étranges épineê, - Fourb. de Scap.^ II, 5.
8 . . • Ces matières de pleurs De leurs funestes épineê Ne gâteront plus nos fleurs. - Malh., I, 87.
Quintius. . . ne voulut pas demeurer avec cette épime en Tesprit.
Id., I, p. 398.
1999 Ah I que je me trouvob sur d^tranges épineê! - Goan., lUui. com,, IV, 6.
Pour en juger ainsi faut-il estre subtil I
— Et toy. Comte? — Pour moy, je suis sur les épm$$
Quand je Tentends parler (Molière), et que je vois ses mines.
Li BouLANOBa DE Ghâlussat, Élomin (Molière) hypocondre, 1670; - Au h* acte, Divorce com,, se. h,
9|c (r Malherbe, Coëffeteau, Balzac et quelques autres. . . ont mis en crédit de certains mots dont on se sert encore : on n*a pas pourtant retenu tous ceux qu^ils ont inventet. Le mot d'épine étoit particulier à Malherbe pour signifier de la peine , de la tristesse ou du soin. 11 a dit en quelque lieu : «rll avoit cette épine dans Te^rit» . . . Mais on ne Fa point imité en cette métaphore, qui a paru irréguiière.»
SoBBL, Conn, de$ lÂvr,, 1671, p. 389.
ËPINE : s'ÔTER UNE ^PINE DU PIED, loCUtWn.
987 Nous nous ôtons du pied une fâcheuse épine. - UÉt., III, 9.
t5tSU Tirez-moi, 8*il vous plaît, cette épine du pied,
La Fort., Vil, p. 389 : Ragotin, V, 1:1.
Que ne vous ôlez-vouê, et à nous, cette épine du pied ? - Ssv., III, 390.
11 faut âter cette épine du pied de votre cher enfant. - Id. , VIII, 5i 1.