‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 225 sur 596 · ÉPINGLE — ÉPOUSER · texte numérisé non relu

ÉPINGLE — ÉPOUSER

Par analogie :

Vous m'arrachez une épme qui me dëchiroit le cœur.

Gomi, Leur., m-ti% 1 658; I, p. 363.

&5 Je vous aurai bientôt tiré

Une bMe épine de Tâme. - Li Foht., Y, p. 553 : Contei, IV, ih.

Épingle : tirer son épingle du jeu , locution.

197/1 ^^^^ V^^ j'aooif tiré mon épingle du jeu. - VEt., IV, 1. 956 Vous tirez sagement votre épingk du jeu. - Dép. am.y I, &.

Elles ne peuvent honnestement tirer leur etpingle du jeu,

GniLL. BoncHR, Seréee, I, io5.

Les autres, voyant le mauvais train que Taffaire prenoit, et qu^ils n*avoient pas la mine d^rni retirer leurs eepinglei, n*y vouloient nen mettre oe plus.

GHiPBLAin, Trad, de Guzm, t^Alfar,, i63o; III, p. 337.

.... Les Dieux favorables Par qui nous autres, misérables, Avions pu, malgré fer et feu.

Tirer notre ^mgle du jeu , Nous eussent taxés d*avarice.

ScAiioïc, Virg, trav., 1705; I, p. 197; - Cf. OEuvr,, 1700; I, 9Â1.

19/1 Léopolde

Qui, comme on sçait, a, depuis peu.

Tiré ton épingle du jeu. - Lobbt, Mute hietor., 3o septembre i656.

193 Le maître, entendant ce langage,

Ttra son épingle du jeu. - Ib., tbid., 97 septembre 1659.

Je retire sans bruit num épingle du jeu. - Th. Goih., jD. Bertr. de Cig., V, 10.

Mais, Monsieur, il m^importe

De tirer au plus t6t mon épingle du jeu.

Mouttliobt, Dupe de soi-même, V, 3; - Cf. Éc. des Jaloux, III, 3.

Asseï et trop longtemps vous attises mon feu ; Tay trop fait pour tirer son épingle du jeu.

Rbohabd et DuFBiinr, Fcire SmnirGermain, H, 17 : se. de la Parodie de Lucrèce,

ÉPITASE.

♦ Voir Protase.

Épouser, au figuré.

Le mien (mon maître) me fait ici épouser ses inquiétudes.

Sicd.i se. 1.

kh Prends toi-même le soin de conduire Bellone

Au secours du parti qu*dle veut épouser, - CotM. , X , 1 09 : Poés. div.

Uà ÉPOUSEUR — ÉPOUVANTE

U prélcnd mî'épouim; — Croyez qu*aaparavant Je vous ferob plutôt épouur un couvent

QmnkVLT, Amant indiscret , i65&;V, C.

1 1 1 Dob-je épauêer ses droits contre un père irrité? - lUc, Phèdre, I, i.

Il épmue la pasrâon et les haines de ceux pour qui il parie. - La Baor., 11, 187.

Il font ^^<m$ir Monsieur Bassinet ou un couvent.

Bbohâbd, Ikm, à h. fort, ^ H, 1.

Ils veulent qu^une femme ép<mè» leurs caprices. - Id., Méneehmm, III, 6.

Épolseur.

Mon maître est un fourbe;. . . c'est Vépauseur du genre humain.

D.Juan^ II, &.

Voilà toutes les femmes en campagne pour Tavoir pour galant, et toatea les filles pour épou$9ur. - La Baor., I, ago.

Vos manières sont douces et insinuantes, et avec cela, point d^épinuêurê.

Rien AID, Coquitte, I, a.

Épouster.

1677 Oui-da, très volontiers, je Yépmuterai bien. - UÉt.y IV, 5.

hf Bien que la forme régulière soit épùuueter, on trouve firéquemment, surtout en vers, la forme adoptée par Molière :

Je les traiteray en enfants de bonne maison ; je les épouêteraïf et etrillcray sur le ventre et partout. - Comte db Craiiail, Com. des Pmv,, 11, s.

Que j^épouêteroiê bien là-dessus son valet I

ScÂMon ^ Joddet duelUêtê, IV, 3; - Cf. Id., Vtrg, trao,, 1706; I, p. 19.

969 Écoutez-moi. Je viens de la part de César, Qui vous épouitera comme il faut tôt ou tard.

La Font., VU, p. 36i : RagoUn, IV, à.

Pour épouiter un peu cet Amadis de Gaule,

Un bâton, un bâton I - CaAiiPiiBSLé, Pariêiên, V, 3.

C^cst notre Monsieur qui est la damoiselle que vous avez si bien épousUe,

Dancoubt, Tuteur f se. la.

Épouvante : prendre l'épouvante.

3 18 Prenez-vous T épouvante en nous voyant paroîtreî - Psyché y 1,3.

Les ennemis prtnment V épouvante. - Rac, V, 958 : Campagneê de Louis XIV,

Les soldats prirent l'épouvante. - La Roghip., II, 336.

La peur a pris tantôt votre valet. La tante S^apercevant fort birn qu^il prenait l'épouvante . . .

MoxTPLBUBT, Coméd, poète, V, 3.

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