‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 235 sur 596 · ESPRIT · texte numérisé non relu

ESPRIT

Esprit : bel esprit.

♦ Voir U I, p. aSa, Bel 0tpiit,

EsPBiT fort.

Voilà de nos esprits forts , qui ne veulent rien croire. - D. Juan y UI, 5.

Ces demoiselles d^etpritfort. . .

Ne dogmatizeront qu^entr^elles. - Loin, Muze hùt,, 9 may i654.

Mais, dis-je donc, Alcîthoë,. . .

Ayant i^humeur de mesme étoffe.

Ou pour trancher de Y esprit fort.

Dit (r nargue des Dieux», tout d*abord.

RicHiB, Ovide bouffon, 1669, p. 38o.

Voilà mes eeprits forte, qui ne vevdent rien croire I - Th. Gom., D. Juan, III, 7.

Il est vrai que toujours, sur quoi que Ton s'assure , Tout cbagnn d!e$pritfort est de mauvais augure.

MoMTPLBURT, ConM, Poit, , I, A; - Cf. Id., Dupe de soi-même, II, 5.

11 est des eeprite forte qui sont encore à craindre. . .

Il est des esprits forte qui sont originaux. - Doiimont, La Corn, de la Coméd,, IV.

Les eeprite forts savent-ils qu'on les appelle ainsi par ironie? - La Biut., H, 957.

Esprits, esprits animaux.

La véritable source de tout le mal est ou une humeur crasse et féculente, ou une vapeur noire et grossière qui obscurcit, infecte et salit les esprits animaux» — Pourc. ,1,8.

Par la douceur exhilarante de Tharmonie, adoucissons, lénifions, et accoisons Taigreur de ses esprits, que je vois prêts à s'enflammer.

Ibid., ibid,

5io Sa vue a ranimé mes eeprite abattus. - Bac, Athalie, II, 5.

Je pense que la rencontre de vos eeprite animaux ne déterminera point les siens (ceux de votre frère), quoique du même sang, à penser comme vous.

Skv., VI, 317.

Je fais toujours la résolution de me taire, et je ne cesse de parler : c^est le cours des eeprite que je ne puis arrêter. - Id., VII, 7.

5 La nature

A mis dans chaque créature Quelque grain dVne masse où puisent les eeprite; J'entends les eeprite corps, et pétris de matière.

La Fort., III, p. 81 : FM. X, th.

1^ fxEeprily en termes de médecine, se dit des atomes légers et volatils qui sont les parties les plus subtiles des corps, qui leur donnent le mouvement, et qui sont moyens entre le corps et les facultés de Tàme , qui luy senrent à faire toutes ses opérations. Ce sont les esprite vitaux et animaux qui enflent les muscles pour soutenir les corps et les faire mouvoir. n - Fcretiârk, Diction,, 1690.

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