ÉVACUER — ÉVAPORÉ
♦ M. liltré fait remarquer que la locution toH$ deux, dont il est difficile de se rendre compte, est née au xtii* siècle; antérieurement, deux se construisait, comme ici, avec un pronom, ntm$, vous, eux :
Les eulx deux ensemble mangent la proie. - Montâioiii, II, 196 (Littré).
Évacuer, faire sortir.
J'allois nettoyer votre corps et en évacuer entièrement les mauvaises humeurs. - Mal. imag.f III, 5.
Éyaguer, rendre vide, nettoyer.
Je suis d'avis. . . de le purger, désopiler et évacuer par purgatifs propres et convenables. - Pourc, I, 8.
Ses drogues. . . purgent et évacuent le corps pour enfler Tàme.
Lb p. Gabàssb, Dodr. cur,, 169&, p. 3i 1.
Evader (S'), s'échapper, disparaître.
188 Mais enfin, dans robscurité, Je vois notre maison, et ma terreur s^évade. - Atnph., I, 1.
1790 Hé bieni je les attends, et saurai décider Le différend en leur présence.
— Fourbe, tu crois par là peut-être f évader? - Ibid.y 111, 5.
* Le verbe ê'évader, dans le sens où remploie Molière, explique le subst. évation dont s^est servi Bossuet : moyen de t'évader, de se tirer d^afiaire; échappatoire :
Gomme au fonds on ne se soucie dans la Réforme ni de Confession de foy, ni de Synode, et qu*on n^y répond que pour la forme, on se contente aussi des moindres évoêime. - Bossubt, Hût, d$$ Var., 9 in-ii% 1688; II, p. 5 19.
Pour luy osier (au Ministre Jurieu) ce dernier refuge et ne luy laisser aucune évoêùm, je luy réponds en deux mots. . .
Id., ÂverL aux Protett,, in-&% 1689-1691; VP, S &, p. &73; - Cf. Id. , ibîd, , II , S 1 1 , p. 1 aS-i 9 6 ; - Conjér. avec M, Claude, in-ia, 1683, p. 937-938 : Réflex,
Évaporé , mot nouveau.
783 Son fils, qui m'embarrasse, est un évaporé. - Dép. am., III, 1.
9/13 Cette lettre que j'ay tirée De ma cervelle évaporée Vous est de bon coeur consacrée.
LoiET, Mute hiêtor., iS septembre i659«