‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 274 sur 596 · FABRIQUE — FACE · texte numérisé non relu

FABRIQUE — FACE

Vous êtes lafabk et la risée de tout le monde. — UAv., III, i.

Elle aimoit mieux supporter cette peine en particulier que d*estre la f^ble de toute la Cour. - D^Ubp£, L*Aiirée, 161&; II, p. 70a.

53 Si la science pauvre, aflreuiîe et mesprisée

Sert au peuple de fable, aux plus grands de risée. ~ Rbghuk, Sat, 111.

998 (II) me laisse au milieu d^une terre étrangère,. • .

Lti fabiê de son peuple, et la haine du mien. - Com,, MédSt, I, 5.

Il ne faisoit. . . rien qui pust rendre hfable de la Cour cet Aronde dont il jouoit le personnage. - Sboriis, Nouv. franc,, i656; 5* Nouv,, p. 68.

75 & Suis-je, sans le savoir, h fable de Tannée? - Ràc, Iphig., II, 7.

ABRIQUE.

rai sans doute reçu du Ciel un génie assez beau pour toutes les/abriques de ces gentillesses d'esprit, de ces galanteries ingénieuses à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies. - Fourb. de Scap. ,1,3.

Lbl fabrique de tant de vers. . • ATa fadffué la fantaisie.

Et mis 1 esprit à l'envers.

ScABRON, CEuvr,, Paris, Mich. David, 1700; I, p. 3û&.

Tout ceci n*est-il point quelque histoire comique

Ou de votre façon ou dWe autre /o^rt^iM ? - Mortfliurt, Criep, gmUUk,, I, 5.

ACE, aspect : PRENDRE UNE FACE. . .

8g g Et je me vis contrainte à demeurer d^accord

Que Tair dont vous viviez vous faisoit un peu tort.

Qu'il prenait dans le monde une méchante/oce. - Misanth, , III, &.

16 Et le taon des guerres civiles Piqua les âmes des méchants Qm feroient avoir à nos villes La face déserte des champs. - M alh. , Fragment.

196 Albe et Rome demain prendront une autre face. - Corn., Hor,, I, a.

9 Ma fortune va prendre une face nouvelle. - Rac, Androm., I, 1.

Toute h face du théâtre change.

MoNTFLBURT, Coméd. poète, suite du Prol. (après le i*' acte).

Les affaires changent de face dans le royaume de Juda.

BossuBT, Hitt. univ., m-k% 1681, p. s 6.

Nos affaires yoni prendre une face nouvelle. - Rignard, Légat, unie., II, 7.

* yP* de Goumay, hlàmant les scrupules des tr nouveaux critiques j) qui rejettent le mot wncirine, âme ou sein d'un amant. . ., d'autant que Ton dit une poictrine de veaut», 'aint «qu'il ne s'ad visent aussi de refuser à escrire /ac«,. . . généralement refusée du ouveau jargon, parce que Ton dit h face du Grand Turc?). - uOmbre, 1697, p. 958.

ZOà FÂCHER — FÂCHERIE

FÂCHER, affliger.

93 1 En effet, ton ivéfeisfâcheroit tes amis. - Prtnc. £El.y 1,3.

369 . . . Comme mi criminel qui chemine an trépas, Montrant que dans le cœur ce voyage le fâche, 11 (le soleil) marche lentement. - Malh., 1, p. 17.

i3o7 Nicomède, en deux mots, ce désordre me fiche, - Gobn., Nieom,, IV, 3.

Il faisoit parier de lui , et souvent par des aventures qui mefâehoienL

M"* DB MoiiTP., Mém,, année t638.

Ce temps, qui me fiche quelquefois de courir si vite, s'arrête tout court.

Siv., édit. 1796; III, 33 3.

Quoique j'attendisse il y a longtemps la nouvelle que vous m'avex mandée (de la mort de M"* de Fontanges), elle n'a pas laissé ae me surprendre et de me fâcher, - Loui$ XIV au duc de Noaille», cité par M. Godefroy, Lex, de Corn,

* Voltaire, qui n*admet pas que la langue ait changé entre le x?n* siècle et le ztiii% condamne le vers de Corneille cité plus haut : «rLe moi fâcher, dit-il, est bien bourgeois Ce vers comique et trivial jette du ridicule sur le caractère de Prusias.n On a vu, par les exemples de Malherbe, de M"* de Montpensier et de Louis XIV, si l'emploi dcféAer dans le sens àHt^ger avait alors nen de bourgeois, de comique et de trivial. '

Voir ci-dessous. Fâcherie,

FÂCHERIE, colère, mécontentement, chagrin.

/i6i En tout cas, ce qui peut m'ôter mhfâcheriey

C'est que je ne suis pas seul de ma confrérie. - Sgan., se. 1*7 •

471 Et je m'en sens le cœur tout gros àe fâcherie,

Éc, des Mar.y II, 3.

Espargnent-iis donc, je vous prie,. . . précaution , faecherie , oitentateur» , inepi^* pétulance T - M"* db Gournat, L'Ombre, 1627, p. ôgi.

* M"* de Goumay proteste ici contre «fies frisés de la Cour», qui condamnaient ^^' mots.

Il fit bien mine que son départ luy donnoit du regret et de Iti faecherie, ^

Ch APBLAiif , Trad, de Guzm. d'Alfar, , 1 63o ; 111 , p. 1 09 ; - Cf. Id. , Und, , p. & 0^ ^

U estimoit mieux vivre avec quelque /dJcAme que de bazarder sa vie pour u.^^ femme qui n'avoit aucun amour.

D'Odvillb, Conteê, i6kU \ édit. Jouausl; II, p. /i8.

Nous nous en retournâmes chez nous,. . . avec quelque /a«c/ierie qu'il fust arrE '^ du malheur à Héliodore. - Sorbl, Polyandre, i6â8; II, p. 157-168.

Pour adoucir sa fâcherie.

D'une servante bien nourrie

Il fut régalé par iEnée. - Scabrox, FiV^. trav., 1706 ; II, p. 3a.

Phoebus so résout à partir :

U prend ses reanes de furie,

Et décharge fOifdekmiê

Sur ses rousnns tout étourdis.

RiCHBR, Ovide bouffon, i66d, p. 175-17G; - Cf. lo., Und,, p. l'jh

Monsieur, h fâcherie est à craindre & votre âge.

Hautbkoche, Criêp. inéd,, lY, i3.

Ah I si pour drfdcher vostre douleur qui crie, Vous pouvies concevoir la grande /IcWm Qu*eut mon mabtre, apprenant cet accident fâcheux, Et comme il fui foichS contre ces malheureux Qui portant enfascheux ces nouvelles yîueAeiiief, Foichent jusques aux pleurs ses larmes larmoyeuses, Et se/aêchamt pour vous, comme il en fut touché. Gomme. . . ma foy, Monsieur, il en est hiea foMehé, — Gomment, /atcA^ 7 Groit-il m*apaiser de la sorte?

CBAMPiiBSLé, Le Pttrieien, IV, 6.

Je suis très mortifié, Monsieur, que vous soyez assez Leibnitzien pour imaginer oue vous avez une raison sufiisante d^étre en colère contre moL Je crois que voire fâcherie est un de ces effets de la liberté de Thomme, dont il n'y a point de raison k rendre. - Volt., Lett. à Maupertuiê,

ACHEUX, importun.

f Lee Fâcheux, titre d'une comédie de Molière.

171 Au diable le fâcheux qui toujours nous éclaire! - UEt., I, Ix.

3g8 Il n'est en ces lieux

Fâcheux que par vos soins, jaloux que par vos yeux.

D. Gare., H, 1.

/isS Les utiles conseils font passer jfonr fâcheux. - Ihid., ibitl.

33& Leur plus grande joie

Étoit de rencontrer de ces mfkvisfâcheux, - Ec. des Mar,, 1,4.

lo&t Que tous ces jeunes fous me paroissent/icAetio?. - Ibid,, 111, 8.

109 Le Ciel veut qu'ici-bas chacun ait ses fâcheux. . . Mais de tous les fâcheux le fins fâcheux encore Cest Damis. - Fâch., I, 1.

Ahl voici justement un fâcheux! — Impr, de Vers.f se. 1 (fin).

Il est cent moments où je le trouve le iplus fâcheux du monde.

Mieanth.y V, &; Lettre de Célimène^ après le vers i6go.

8 Ne cesseras-tu point de m'être si fâcheux? - MiUc,, I, 1.

108 Prends-tu quelque plaisir à te venive fâcheux? - Ibid., 1,3.

Je voudrois, de bon cœur, que le diable Teût emporte, . . . Iq factieux, le bourreau qu'il est. - SiciL, se. 4.

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