SI 8 FADE — FAGOT
hcê/adaiêct n'ont rien pour moy que d'ennuyeux.
MoKTPLBOBT, Ambîgu com,, 1** intemi., se. i.
Mais ou donc est Thonneur de la scène françoise, Si l'on y souffre ainsi triompher IsifadaiieT
Id., Procèt de la Femme juge et partie, se. s.
Tout ce que je vous conte est vrai ; je ne me charge point àes/adaiêm dont on croit faire plaisir aux gens éloignés. - Si?. , IV, p. 53.
Cest ignorer le goût du peuple que de ne pas haiarder quelquefois de grandes fadaUêt. - La Bbut., I, p. i33.
Quand il s*agit de placer àesfadaiêeê, la tête d'une femme a plus d^étendne qu^on ne pense. - Rionâbd, Attenaez-tnoi êmu l'orme, se. 6.
* Le moi fadaUe ne parait ni dans Palsgrave, ni dans Rob. Estienne (iSSg et tS&g), ni dans les mverses éditions de Nicot (1673, 1606, 1618, i6a5). On le trouve pour la première fois, en 160&, sous la (orme fadeeee, dans le Dktiùn, Jranç.-eÊp. de Jean Palet, qui le traduit eoeedad, et qui retraduit toeedad ^BrfadaUe, eottise. . . Le Tréeor de» deux tang.Jranç, et eep, de César Oudin (1607) domie fadaUe {necedad) ei fadelé oufoieeee {iùiedad); il Retraduit ensuite necedad par sottise, ignorance, niaiserie, et «otedoif par «MiBO^fadetéffadaiee, — En i6io ^fadaiee, niaiserie, se retrouve dans le ParaUMê de Monet, et, depuis ce temps, dans tous les dictionnaires.
Fade, au figuré.
103 ... Laissons-là ces coinparaisons/a(/f«. - Misanth., I, 1 .
C'est une heexxié fade, et, pour moi, je confesse Que j'ai peine à la voir sans tomber en foiblesse.
Th. Cobb., AmoHr h la mode, II, 8.
700 Je sens bien que je ne suis pas mort.
— Non, puisque vous parlez; mais cette covàewr fade , Ce visage plombé nous marque un air malade.
La Font., VII, p. a 38 : Ragntin, III, 7,
Comme il y a de bonnes viandes qui affadissent le cœur, il y a un mérite fade.
Là KOCIIEF., I, p. C)3.
VoHà ce que produit cette lecture /ai2«
De ces petits romans dont Barbin fait parade ,
De ces livres sans sel aussi bien que sans nom
D'écrivains qu'en fureur fait pleuvoir Apollon. - Mo^tTPLBt'nr, Ti-igaudin, II, 3.
Que veulent dire cesfadee louanges qu'il (Jurieu) donne h l'Eglise Anglicane? Bossdbt, Avert, aux Frote»t,, inrh", 1689-1691 ; Y, S 61, p. ^^47.
Fagot.
Il est vrai, Messieurs, que je suis le premier homme du monde pour faire des fagots. . . Il y afa/rots ei fagots, - Méd. malgré /ui, I, 5,
« Dans un article du Moliéritte, i** année, p. 1 1-1 6, M. Ed. Thierry se demande si, en lançant celte phrase devenue proverbe, Molière n'a pas voulu jouer avec les mots: ir Les Comédiens en scène risquent parfois certaines allusions locales dont ils s'amusent eniro eux, dont s'amusent également ceux dos spectateurs qui sont plus ou moins dans leur