‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 288 sur 596 · PAIRE · texte numérisé non relu

PAIRE

k^ Faire, dire.

317 Monsieur, au nom de Dieu, lui faiê^e assez souvent.

5i 3 Moi, j'ai blessé quelqvi^unl JU-je toule étonnée.

Ée. des Fem,, II, 5.

519 Hé! mon Dieul ma surprise esi^fo-je^ sans seconde.

Ibid,, ibid.

5a 1 Oui y Jtt-elle, vos yeux, pour causer le trépas,

Ma fille, ont un venin que vous ne savez pas. - IbùLy ibid,

\^ grand pouvoir qu'on lui donne n'est rien qu'une chimère et qu'une excuse des foibles cœurs, qui le /ont invincible pour autoriser leurs foiblesses. - Princ. iÈL , II , 1 .

liélfit tout bas le bonhomroeaa, Deux gros bœufs valent bien un veau.

RicbM, Ovide bouffon, 166a, p. 936.

Prends garde, {mfit-ûy oue les parfums de ta tétc ne te mettent en mauvaise odeur. - Rac, V, p. 53 1 : TraducL

Commandez, je m^en vais servir au Portugal,

Fk'U; j*ai déjà fait partir mon équipage. - Mortflbubt, Critp. gentilb,, 1,6.

Hi, hi, hi, hi, hi, lui fit~c\\e en lui riant au nez; voilà comme on répond aui folles. ~ Sbv. , III , p. 3.

5» Faire.

&3 Tout homme bien sage

Doit faire des habits ainsi que du langage. - Ec. des Mar, 1, 1.

6"^ Faibb, mettre, habiller, bâtir.

91 Peux-tu me conseiller de commettre un forfait.

D'abandonner Lélie, et prendre ce mal-fait? - Sgan.y se. a.

lia Le voulez-vous porter (ce chapeau), /«à comme le voilà?

jFM.,1, 1.

3oi Les gens faits comme vous font plus que les écus.

Éc. des Fem,, I, A.

Il trouva qu'il soroît étrange De Taller voir^âit en souillon, Et poudreux comme un postillon.

RiCHER, Ovide bouffon ^ iôG'J, p. 'jSq.

. . . Faite comme olle (%t, est-elli> propre au mouile?

Mo^iTPLBORT, Cotnéd. poète , V, ii.

Le frère da bailli vient d'arriver là-bas. . .

Cest le bailli ioui fait. - MosTrutuBT, Ambigu com,, 3* interm., se. lo.

Mon oncle est ainsi yàt(. L*iutérét peut-^il faire

Que vous sacrîfiiei une fille si chère? - Rsonaiu), Légat, nnw,, II, i.

7** Faire, avec un adj.y rendre.

6i5 Estr-il possible? — Oui. — Que vous me ferez aise!

Ée. des Fem,y II, 5.

Il vous a lui-même envoyé quérir, pour sons faire témoins de l'extravagance la plus étrange. - G. Dand.y III, 7.

Taurai soin qu'on soupe de bonne heure, pour ne vous point /om malades. - UAv., Il, 5.

Je vous j^ay bien plus ébahy, quand je vous diray qu^il fait bon estre à la torture. - Malh., Trad. de Sén.

Et tombent avec eux d'une chute conunune Tous ceux que leur fortune FoMùit leurs serviteiurs. - Id. , Paraphr, du Ps. 1 Uh.

5/19 Dorante, arrêtons-nous; le trop de promenade

Me mettroit hors d^aleine, et me ferait malade. - Goer., MwL, II, 5.

IS98 Ils me font méprisable alors quMls me font Reine. - Id., Pomph, IV, 3.

Il le supplioit de \e faire sçavant en cette matière. - Soin., Polyanàrty 16&8.

Le déplaisir de ne pouvoir yôtre Mathilde heureuse. . . estoit ce qui desesperoit ce triste amant. - Sbobais, Nouv, franc,, i656; h* Nouv,, p. i35-i36.

Laissons les railleurs rire de la Religion et de la Médecine jusqu^à la dcmicre maladie. EUe lestera sases, et ils ne manqueront pas alors de courir aux Preslres» aussi bien qu^aux Medecms. - Bezarçor, bet Médec, à la cen$ure, 1677, p. 368.

Le bon abbé vous aime jusqu*au point de m'en^tre jalouse. - Sbv. , VII, p. 119.

Eh I doucement; ne vous fâchez pas. . . Vous irez yous faire malade.

Du Vbrdibb, Flatteur, 1696; IV, 3.

Qui vousyàtt si téméraire, mon ami, d^usurper ma juridiction?

Rbgrard, Chinoiê, IV, s.

8° Faire (Se), se rendre.

Monsieur Purgon est un homme qui a huit mille bonnes livres de rente. — Il faut qu'il ait tué bien des gens pour s'être fait si riche.

Mal, mag., I, 5.

Ehl mon përe, ne vous faites point malade. - Ibid., ihid.

Oh ! que du siècle de nos pères

Le nostre i'eetfait différent I - Malh. , Ode iur Vattentat^ . .

La France, devant ces orages,

S^est faite aujourd'huy si tragique. - Malh., Ode mr l'attentat, . .

Adelayde s^opiniastroît à ee faire malheureuse.

SiGBiis, Nouo, franc, , i656; 3* Nouv,, p. &95-6a6.

9® Faire, finir, achever.

473 Que fait la Princesse?

— Quelques lettres, Seigneur; je le présume ainsi. Mais elle va savoir que vous êtes ici.

— J'attendrai qu'elle ait fait. - D. Garc.^ II, 3 et &.

T aurai fait incontinent. - Princ. inl.y 1" interm., se. 2.

Je vais lui dire que vous êtes ici. — Non, ne bougez : j'attendrai qu'il ail fait. — Pourc.y I, B.

Mais certes, si je me propose De dire tout ce qu*on en sçait.

Je n*auray de plus jamais /atl.

SciBRON, OEmr,, Paris, David, 1700; I, p. 196.

Quoi I Vous auriez encor quelque chose à me dire 7

— Oui, de fort important; j*auraiyâi< en deux mots.

Th. Cors., D. Bertr. de Cig., IV, 3.

Si Ton veut m*écouter, j^auraiyàtt en deux 'mots. - Id., Comt, d'Org., V, lo.

Je n^aurob jamais /otl, si j'entreprenois de vous dire toutes les plaisantes raisons qui furent rapportées de part et d'autre.

Smrais, Now, franc., i656; h* Nowf,, p. a68; -CL Id., iM.; i'* Nouv., p. 69, 118; a* Nouv., p. 633; à* Nouv., p. 61.

Bref, je n^aurois ^asfait demain

Et je vous romprois les oreilles.

S'il falloit conter les merveilles

Que je vis en ces vilains lieux. - Righkr, Ovide botiffbn, 166a, p. 5oa.

Je n^aurois jamais /atï sî je m'arrétois aux subtilités de quelques critiques.

Rac, I, p. 5i7 : Alex., 1" Préf.

J'aurai yôit dans un Instant. - BiROs, Hom. à b.forL, II, 8.

Aujourd'hui yàt<, je suis neutre dans vos amours.

La TiiDiLLBRii, Crisp. yrécept., se. a.

Dès que Luther. . . avoil parlé. . . , les autres n'avoient qu'à se taire, et tout csloityôif. - BossDBT, Hi*t. dee Var., a in-A', 1688; I, p. a a 7.

Elle jugea qu'il ne valoît pas la peine qu'elle s'expliquât davantage. . . , et, dès ce moment, elle eut fait avec luy. - Hamilton, Mém. de Gram., ch. lY.

Voilà qui est /oit; tout est découvert. - Du Vbrdiir, Flatteur, 1696; V, 9.

Eh I bien. Monsieur, aurei-vous bientôt /au 7 - Rbonard, Divorce, II, a.

Mon songe n'est pas/ot/, et je veux l'achever. - Id., Ménechmes, I, 3.

Page 1