‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 298 sur 596 · FANTAISIE SS · texte numérisé non relu

FANTAISIE SS

Fantaisie, imagination, lubie, caprice, goût.

hfii Cest que cette action le met en jalousie.

— Mais d'où vient qu'il est pris de cette fantaisie?

Éc.dêsFem., n,3.

Quelles fantaisies sont les vôtres, de vous aller mettre en tète que votre mari dépense son bien? — Bourg, gefit.y IV, 9.

i/i3o Mais quelle /antome a-t-elle donc pu prendre?

Fem. sa». y IV, 5.

Vous voulez choisir un époux à votre fantaisie? — Mal. imag.^ Il, 6.

Quand on raconte ce qm s'est passé, )*Ame jette sa veue sur les images qui luy en sont restées en la/onloMM. - D'Uiié, LMftr^, i6i4 ; II, p. 199.

Celles qui avoient la voix bonne cbantoient ce qui leur venoit enfaïUaisiê.

Id., ibid.; II, p. 918.

Que si j'eusse eu qudque expérience, j^eusse deu considérer qu'à grande offre grand dessein, et qu'à grande courtoisie plus matoise yôn/otsts.

CHAPBLÂiir, Trad, de Guzm. d'Alfar., II, p. 8 ; - Cf. Id., I, p. 108.

389 Vous aimez l'entretien de votre /ontottM. ~ Cobr., Gai. du Pal., Il, a.

Quel est ce D. Fadrique? Et quelle jalousie Vous a mal à propos brouillé la /ontams T

Th. Coin., Engagem. du hazard, I, 7.

Il avoit recherché tons les moyens pour luy ester cette opinion de la/antaitts.

D'OuTiLLB, Gm(ef^ i644; édit. Jouaust, U, p. 337.

Quel changement, mon cœurl Et quelle frénésie

Me vient présentement troubler hyàntainêf - Id., Coiffenn à la mode, III, 1.

Atalante est bien fort dans yotre fantaiiiê ,

Car d^à votre amour tient de la jalousie. - Chbvbbau, Àdvoeat duppé, I, 3.

En bonne foy, la poésie

N'échauffe point sSifantaiM,

Et ssifantame est un lieu

D'où sortent, comme il plaist à Dieu,

Les vers sans frapper à ta porte.

ScABBOK, Œuvr., Paris, David, 1700; 1, p. 179.

Ma trop creàvUefanUMie En est si vivement saisie Qu'elle-mesme se fait horreur.

Saint-Amaiit, Œuvr., bibl. eiiév., I, p. 979,

Par un caprice assez capable d'entrer en la fantaisie d'un jeune homme de dixhuit à vingt ans, il résolut de pousser sa bonne fortune à bout.

Sbgbais, Nouv. franc., i656; 5* Nouv., p. 11 ; - Cf. Id., ibid., i^iVour./p. 78, 16a, i63-i66, 169-170; 5' Nouv., p. /i, ai; 6^ Nouv., p. 90, 19/î.

Cependant la sotte amoureuse

Voudroit cstre à la fin du jour

Pour voir son galant de retour,

Et se guérir h fantaisie

De sa nouvelle jalousie* - Rigdbb, Ovids bouffon, 166a, p. 3o6.

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