‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 309 sur 596 · FAUSSER · texte numérisé non relu

FAUSSER

Si Ton prend par quelaue beriue La chose verte pour la bleue , Et cent autres menus fatroê.

Le P. Gabneiu, LaStùnmimaehie, i656, p. 38.

Qui pourroit retenir cefairoê de leçons?

Ghappdxbau, VAcad, deêfem., II, ti.

s 3 Sur tant de contredits, et d^interiocutoires. Et defatroê, et de grimoires, Travaillons. - La Font., I, p. laa : FabL, I, au

U Rêvant k ieUfatroi. - Id., IX, p. a4 : Ballade.

Pounpioi tout cefatraê de couleurs, de pinceaux.

Ces figures dWer et ces habits de masques? — Mortfleubt, Coméd, poèu, I, t.

Ge/afroi de rubans, chargés de nompareilles.

Id. , GentUh, de Beauce, m, 8; - Cf. Fîlk eapiiame, I, 9; ~ Dupe de eoirméme, U, 1 ; - Trigaudin, I, 5.

* Paisgrave (i53i), après avoir donné la phrase : ftl hotchê or hungtfU a garmentu, donne cette traduction: ft je faire, i'* conjugaison, eijefairouille, 1'* conjugaison. Tliis garment is but botched, cest habit n*est qvLefatrouillé.i>

Si nous demandons à Gotgrave (1611) la trad. de to hotch, il répond : «to hoteh, bobeliner, rabiller, rabillecoustrer, fatreper, fatrer, fatrouiller, rataconner». En somme , foirer, fatrouiller, fatraeter, c*est raccommoder, mettre des pièces; on voit le lien de ces mots àyec fatroM, que Gotgrave traduit par tra confuscd heape, or bund of trush, toyes, trifles, vaine and idle things, fooleries, fopperiesn, c*cst-à-dire trun monceau ou paquet confus de triquenisque , haligornes, nippes, agobilles, triquedondaines, fanfreluches et nigeries?», pour employer ses expressions.

Rob. Estienne traduit (iSâg) par nugœ; Monet (i636) ttfatroê, bagatelles, choses de néant».

Avant d*étre employé en ce seus^fatroi désignait une sorte de poésie :

tcÉyilogue, dit Tautcur de VÀrt de pleine Rhétorique (i5a 1) , est un terme grec qui idgnifip récapitulation ou reprise de choses devant dictes, ainsi nommé par nos pères, espère ou manière de rithmer que les Picards appellent, en leur langage, ^rat ;

Tout ainsi se faict cpylogue Dufatraê comme je Tapplique, Tout ainsi se faict épylogue Soit en forme de monologue.

Ou par manière de supplique.

Un autre sens enfin se trouve, au xv* siècle, dans Goquillart, et au xti*, dans les Serées de Guill. Bouchel :

Maintz petits bancquctz, mains yâtrat.

Goquillart, L'Enqueete entre le Sin^U et la Ru»^,

Dragées, confitures sèches et autres menus /atroj qu^on fait de sucre.

Guill. BoucHBT, Seréee, édit. Roybet, chez Lemerre; ï, i34.

Fausser, manquer à. . . ; FAUSSER PAROLE.

i3^3 Non, non, n'ayez pas peur

Que je fausse parole. — Dép. am., IV, 3.

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