FATRAS
K Le mot est-il français? faul-ii i^accepter oa lire fatrai ou fracas? Nous pencherions >ntier8 pour cette dernière leçon, parce que, deux pages plus haut, on lit :
Ah! quel bruit I — Quel fracas ! — Quel chaos! — Quel mélange! Quelle confusion ! — Quelle cohue étrange I — Quel désordre! — Quel embarras!
]e sont précisément ces mots qui sont repris par le vieux «Bourgeois babillard». Mais peut-être faut-il conserver yrotroi qu^on lit ailleurs :
Oh I que de nippes à porchers !
Que iefratroi aux filles chers I
Sairt-Amart, Œuvr,, bibl; eiiév., II, /îoa.
Celui-ci m'a montré d abord deux feuilles de papier, pleines jusques aux bords d'un gremà fatras de balivernes. - Escarb., se. i.
1876 Et se charger Tesprit d'un ténébreux butin
De tous les yieux/a^as qui traînent dans les livres.
Fem. sav.f IV, 3.
Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatroê de maladies ordinaires.
Mal, imag.y III, 10.
Un libertin. . . dira qu'il ne croid pas neantmoins tous ces menus /afrot dont on abtbreuve le simple peuple. - Le P. Gausse, R$ch. des Rech,, 1699, p. 967.
Le sieur Pasquier ayant fait certain petit yà(raf d*épigrammes. . ., il les appelle par humilité de très-belles poésies.
Id., ibid,, p. 938; - Cf. Id., Doctr, eur., 1696, p. 943.
Vous autres lisarts, n'avez-vous point leu certain petit yâ/nM qui se nomme le Caquet de T Accouchée?
Caquets de VÀce,, 1699, bibl. elzév., p. 96/î {Essais de Matkurme),
Ses disners et les gousters avec ses amies, Texorbitance de ses parures, la sumptuosité de ses habits, et tout plein d'autres menus /alroj qui en despendent. . ., m'espuiserent de sorte que je commençay à m'affaisser.,
Ghapilair, Trad, de Guzm, d'Alfar., 111, p. 334; - Cf. Id., ibid,, lll, 96.
Encore qu'il y ait tantost quatre ans que Toussaint Quinet rompt la teste à tous ceux qui vont et viennent dans la Galène du Palais, du Typhon et du Jodelet, qui m'ont fait fameux écrivain, je consens aisément que mes œuvres ne passent que pour ce qu'on appelle fiUras de livres.
ScARRON, Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 966.
Et cette bonne mère grand' . . .
L'entretenoit de Melusine , De Peau d'âne et de Ficrabras, Et de cent autres vieux yà(ra«.
Id., Virg, trav,, Paris, David, 1706; I, p. 1 43.
939 J'ay compozé tout ce fatras
La veille du dimanche gras. - Lorbt, Mtae histor., 6 février i655.
C'est prevariquer en la cause , Que disputer de la prognose , Balançant d'un jugement brut Si l'humour peccante est en rut. . .,