‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 323 sur 596 · FENDRE LE COEUR — FÉRIR · texte numérisé non relu

FENDRE LE COEUR — FÉRIR

4e De Gallîères, dans les MoU à la mode (i 693 ), se moque des gentOskommei et surtout des bourgeois «qui disent Madame une teUe au lieu de ma femme, comme les plus hoDnétes gens le disoîent autrefois^. - P. 66-59.

Fendre le coeur, locution.

Mamie, vous me fendez le cœur. - Mal. imag., 1,7.

Cette fille est mon foible, et ses pleurs m'attendrissent; Elle me fend le ccntr. - Mortfliurt, Dupe de êot-méme, II, 5.

Ils disoient des choses k fendre le cœur. - S Av., VI, p. 33 1.

Fer : battre le fer, faire de l'escrime; BATTEUR DE FER, spadassin.

i&ao Et j'ai battu le fer en mainte et mainte salle. - UEi.9 IV, 9.

Maître d'armes. Mon petit musicien, je vous ferois chanter de ia belle manière. — Maître a danser. Monsieur le batteur defer^ je vous apprendrai votre métier. - Bourg, gent., U, a.

Dans les salles aussi Ton me voit triompher, Le fleuret à la main, et je bats bien le fer.

Ghbtaubb, Amoure de Catotm, m, A.

Fer : battre le fer, hcut.; aujig.

Enfin , à force de battre le fer, il en est venu glorieusement à avoir ses licences. - Mal. imag., II, 5.

* On connoit la locution proverbiale te battre le fer pendant qu*il est chaud» :

Nos confrères déjà Tout berné comme il faut : BaUons le fer, comme eux, cependant qu*il est chaud.

Lb BoDLiNGBB DB GoÂLussiT, Elomtre (Molière) hypocondre, 1670; III, 1.

FÉRIR, frapper, atteindre.

299 Peut-être en avez-vous déjà /mi quelqu'une?

Ec. des Fem.y I, 4.

Ne te fie à mule qui rit ,

N'a femme qui de Tœil fait signe ;

Car Tune des pieds ieférit,

L'autre des ongles l'csgrafliuc. - Labrivey, Les Tromperiee, 1, 3.

Je nay garde de dire autrement que trCarmelin esiféru d'amoum. Il faut user de mots propres pour chaque personne. - Sorbl, Berg,, extrav., 1G39; III, p. a 7 8.

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