‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 324 sur 596 · FERME A · texte numérisé non relu

FERME A

3|c De cette remarque de Sorel, on peut conclure que le vieux moi féru appartenait déji de aon temps au langage populaire.

59 Et ce fut mardy qu^il mourut D^un dard dont Gioton le /«rut.

LoBiT, Mute hittor., la octobre 1669.

139 Et quand Monsieur d'Elbeuf parut.

Pas un d'eux plus ne eeferut, - Id., Und», 3o mars i658.

Cœurs bas, cervelles yèrtief.

Nous croyons au doux patois De ces illustres matois. - BbAbbdp, Lucam trav,, ]656, p. 101.

Avecque tant de joie il est vers moi couru Qu*à Don escient pour vous je Tai jugé féru.

Th. GoBN., Amour à lanu>de, V, 1.

Une Nymphe, de bonne grâce,. . .

D*amour droit au cceur Ic^^^

RiCHBB, Ovide bouffon, 1669, p. 178; - Cf. Id., ibid,, p. i58, 176, 178, aiQ-aao, aSS, 5o5, 5io.

66 Car quant à vous, j*ai belle paour Qu*à youB férir n^ait le bras gourd.

Li Fort., VIII, p. Uh3 : Janot et Catm.

De quelque amour secret votre esprit est féru,

La Thcillbbib, Crùptn Bel-Eeprit, se. &.

4c Malherbe (Commentaire sur Desportes) a raye le moi féru, qui se trouve dans Tépitaphe de M"* de Rostaing, sans doute, dit M. Brunot, parce qu*]l trouvait le verbe trop vieux.

En 1569, dans sa Gramm. franc., p. 80, Rob. Estienne donne la conjugaison deferir, diiïérente de celle de bastir «quant au présent indicatif : Je fier, tufiere, Ufiert, noue fieroni, voue fierez, UefierenLn

En 1618, Maupas, dans sa Gramm. franc., conjuge : tt Je fier, je f en eiferi,j'ayferu, ferir, feranin. Il ajoute : ((Les temps composez de ce verbe sont plus en usage que les simples.»

En i665, dans une édition revue, corrigée et augmentée de sa Gramm. franc,, Ant. Oudin dit, p. i64 : «Deferir, il n'y a plus de ce verne que féru : car fierê , férue , fierray ne sont point du tout en usage. >)

Voir Brunot, La doctrine de Malherbe, in-8% p. Ai A.

Ferme L . . , ferme dans . . .

935 Mais quand j'ai bien mangé, mon âme est ferme à tout.

Sgan.y se. 7.

Il est ferme dans la dispute, fort comme un Turc sur ses principes.

Mal, imag.j II, 5.

i35 Sit6t qu*il crut son Gis ferme dane son devoir. . .

La Font., V, p. 19 : Contre, lU, 1.

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