‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 333 sur 596 · FIEF — FIEFFÉ · texte numérisé non relu

FIEF — FIEFFÉ

On peut rapprocher ce dernier vers de celui-ci, de Corneille :

iii^7 Prends un sang infidèle à TinfidéUté. - Coin., Gnna, IV, s.

io5 Je crains que ladite nouvdle Ne soit pas encor iro^JideUe,

LoRBT, Muze hUtor,, 5 aoàt i663.

993 J^aime : Ton vous a fait unfidMe récit - Rac, Mithrid., III, 3.

h6 Je pars ^fidèle encor quand je n^espère plus. - Id., Bérénice, I, s.

J*ay amassé dans ce passage les papiers dont j'ay besoin, afin à^esire fidèle dans les dtations. - Bbzahçon, Les Médec, à la centure, 1677, p. 388.

Fief.

/193 Ce sont Jiefs qu à bon titre au pays on renomme. - TarUy II, a.

1666 Le théâtre est un fief dont les rentes sont bonnes. - Gobr., lUm. Com,, V, 5.

* «Terre, seigneurie ou droits qu'un seigneur dominant donne à un vassal, i la charge de foy et hommage, et de le servir à la guerre et en autres occasions, ou avec quelque redevance.» - Gujas.

Fieffé.

i85 Et vous, filoux^6^^^ (ou je me trompe fort). - UÉu^ 1,4.

327 De ces hmianiJi fieffés - Ec. des Mar.^ I, k,

1090 Vous allez de ma part lui dire de ce pas

Qu il est un fou fieffé. — Nous n'y manquerons pas.

Ec. des Fem.y IV, 3.

Peste du fou. fieffé. - Méd. malgré lui, I, 1 .

Il faut être îolle fieffée. - UAv., II, 5.

Allez, cuisire fieffé. - Bourg, gent., II, 3.

Avant la fin du jour, je vous déferai de ce maraud^^<f.

Fourb. de Scap., II, 6.

U a un père qui, quoique riche, est un avaricieux ^ç^^.

Ibid., lU, 3.

Avec vos cheveux blonds, en coquette /«^,

Vous vous imaginez être fort bien coiffée. - Th. Gobn., Baron d'Àlhikrac, I, 6.

G*est un grand malheur lorsque Ton tombe entre les mains de ces coquettes fieffiieê qui sont de loisir. - FoBBTièBB, Rom., bourg,, P* 7^*

Ahl ma foy, nous tenons^une hUe fieffée; G'est une précieuse. — 0 Dieux! qui vous Ta dit? — Votre urine, ma fille, et cela me sufiit, Gar, grâce au Giel, je suis un peu naturaliste.

Lb Boglargbb db Gbalussat, ÉUmdre (Molière) hypocondre, 1670; III, 9.

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