FLÉCHIR À — FLEUR
CTest pousser vos civilités jusqu'aux confins de la flatterie.
Préc. rid, , se, 1 1 .
* ffNous ne sçaurions respondre k la douceur de votre compliment : Nous ne sçaurions »nner de nostre sérieux dans le doux de \OBireJlattenê,7i - Somâub, Grand Diction, dêê -À., V* Ccn^liment, — Voir t. I de notre ëdit., p. âo5-âo6, Civilitéi.
LÉGHIR à. . ., verbe neutre y céder.
i56 II faut fléchir au temps sans obstination. — Misanth., I, i.
* PUchir 8*employait et s^eroploie encore, comme verbe actif, dans le sens de eourher, i, comme verbe neutre, dans le sens de iê courber. Corneille Ta employé activement avec
même complément que Molière, à équivalant à iotu, devant,
90Â Faites qu*À mes devoirs je la ^xùsse fléchir, - Corn., Cinna^ III, 3.
}ie fléchir aux prières injustes. - Ric, VI, p. 396 : Livrée annotée.
Le Concile de Rimini, si ferme d'oborà, fléchit à la fin par surprise et par violence. - BossuBT, Hiet, univ,, in-^% i68t, p. 117.
LEGME.
166 Mon flegme est philosophe autant que votre bile.
— Mais ce flegme, Monsieur, qui raisonnez si bien,
Ce flegme pourra-t-il ne s'échauffer de rien? - Misanth., I, 1.
Le magicien. . . leur apprit que les opérations de son art infaillible vouioient beaucoup de flegme et de retenue.
ScARR05, Dem, Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. i3o.
J^ay envie de changer ma bile ea flegme, de ne paroistre pas si émeu, et me remettre siu* le sérieux et le sens froid. - Costib, ApoL, in-Â% 1667, p. 7.
Je ne me pique point d^im flegme si bénin.
MoNTFLBURT, Dupe dc toi-même, II, 1.
. . . G*e8t là qu^on apprend à corriger ses mœurs ,
Et dixm flegme moral réprimer les aigreurs. - Rignard, Démocrite, V, 3.
* tt Flegme, voir Phîegme. — Phlegme, s. m., pituite, Tune des quatre humeurs qui , Ion Topinion commune , composent la masse du sang de Tanimal , et qui est froide et unide ... — Il se prend encore pour une certaine iroideur et lenteiu* d*esprit , qui fait le Ton agit posément et que Ton ne s^émeul de rien.r»
Diction, de l'Acad,, i'*édit., 1694.
LEUR, aufg, : LA FLEUR DE L'ÂGE.
365 Me trompé-je? — Ah! truande, as-tu bien le courage
De m'avoir fait cocu dans iaflew* de mon âge? - Sgan. , se. 9.
a8à FLEURF.R
h'd ... Perdre ce que Tâge a de fleur et de fruit. - Milh., l, p. 3o.
Les fruits de Vàge mûr joints aux flmirs de Tenfance.
La FoifT., IX f p. 1 39 : Epît, au Prince de CwU.
a 3 Cent autres passions , des sages condamnées, Ont pris comme à l'envi \sl fleur de mes années.
Id., IX, p. 18/i : ÉpU. à M^ de la SabUèn.
n (Alexandre) expira dans \si fleur de son âge.
BossuET, HUt. univ., iii-&% 1681, p. ^97.
Quelle est h fleur et l'honneur de l'Eglise Romaine? — C'est les saintes Merges.
Id. Catéch, des Feste$, in-19, 1687, p. 11s.
Voilà quelle estoit l'Eglise de Strasbourg, . . environ l'an 1637, c'est à dire dans sa force et dans m fleur, - h»., Hi$L de$ Var., a in-/i% 1688 ; I, p. a&a.
Fleurer, pleureur.
1 13 J'y consens; qu'elle coure, aime Toisiveté,
Et soit des damoiseaux ^eiir^e en liberté. — jEc. des Mar., I, 2.
1746 Arrête. Quoi? tu viens ici mettre ton nez.
Impudent /eureur de cuisine. — Amph,, III, 6.
# Tous nos dictionnaires, depuis iSSg, donnent ^irer et yZatreur, jusqu'en 1669; à celte date, Ant. Oudin, dans ses Recherchée ital, ei flranç,, donne à la fois fleurer el fleurer, dans le même sens de odorare, sentir, puis^ïoireur; um& flaireur n'est pas cehu qui flaire, c'est l'odeur que Ton flaire. En 1660, Duez, Diction, flranç.-ital, , donne flairer, et ft fleurer ]^our flairer n ; Ant. Oudin, Trésor des deux long, flranç. et eep., donne flairer ei fleurer. En 1676, Pomey, en 1677, Gaudin, en 1679, Guy Miège, en 1680, Richelet, en i683, Danct, en 1690, Furctièrc, donnent ^trcr et n'admettent plus ni flaireur ni fleurer. Enfin, en 169/i, on lit dans la première édition du Dictionnaire de l'Académie française :
^Flairer; on prononce ordinairement fleurer, sentir par l'odorat : tr Quand les chiens flairent la viande ; flairez un peu cette rose. r> Il vieillit.
«Il est aussi neutre et signifie exhaler une odeur : r^Ceh flaire bon.»
«On dit proverbialement et figurément ; «Cela^aire bon.»
Dans sa deuxième édition (1718), l'Académie admet ^tr»*; dans le premier sens de son édition de 169/t, sans répéter que le mot vieillit, ei fleurer dans le sens du deuxième et du troisième paragraphe de 169^ : fitCeisi fleure bon, cela^Z^tire comme baume.» De même dans la troisième édition (17^0) et dans la quatrième (176a).
L'édition de 176a admet ^ïaû-etir, non plus avec le sens d'odeur, mais avec le sens de parasite. En 1799, l'Académie répète les éditions de 1760 et de 176a, et elle donne également flaireur ; mais elle ajoute : « Il ne se dit que dans ces phrases : flairent de table , flaireur de cuisine , pour signifier un parasite. Il est familier. »
Les éditions de i835 et 1878 répèlent à peu près celles de 1799 (an vu).
Quoy? Avoz-vous^atre le rosi?
Voulez-vous estre de la nopce ?
Jean GoDvno, Les Desguisez, 109^1; V, a.
Si tu estois aussi mordant que lu es rej)r('naiil , il n'y auroil crollc dans k^ champs que lu n'allasses ^eura/if. - Coinle dk Crauvil, Coméd. des Prov.^ I, 7.