FLEURETTE
Dans Tëdition de 1660, il les remplaça ainn qa*il suit :
h 1 Aussi que vous cherchiex de ces sages coquettes Ou peuvent tous venants débiter leurs Jlntrêttêê,
9&5 S9i fleurette pour toi prend encor même style. — n devroit s'épargner cette peine inutile.
Gomment, à toutes deux, vous conter desflêurettêt!
RoTBOu, Lta CéUmène^ lY, a.
Ma fille a donc pour toi des passions secrètes ; Tu viens la débaucher et lui conter ^/ZnireUet.
QuiRÂULT, Amant indûcret, i656, IV, 9 ; - Cf. 1d., Lei Rivalm, II, 7.
En 1 656, Bois-Robert dit :
Tiens, jase, le voilà; di»-moy bien desfleurettêi.
Lu Apparencêê trampeuat, III, 9.
La même année, on lit dans Brébeuf :
Ce dévot contemplatif,
D*un accent doux et plaintif.
Eut avecque la coquette
Parié douceur et fleurette. - Lucam ira»,, i656, p. 89.
Vxm à Tautre content /nir»ttef Ou se donnent les violons.
SciBBoii, Virg. trav., Paris, 1706; II, p. 171-172.
En i658, La Rochefoucauld écrit lui-même son Portraà, qui figure dans la GaUriein Portraiti de Mademoiedle (achevé d'imprimer le 95 janvier 1659); et il dit :
(rJ*ai renoncé aux^«ttr»<tef, et je m estonne seulement de ce qu'il y a tant dlionnesteB gens qui s'occupent à en débiter, n
En 1660, d'Izam publie la PUtoïe parlante ou le Loua d'or, prose et vers; on y lit :
Mais depuis est venu le règne desflêurettêt, Véritable chicane en matière d'amour.
Je traitois de fat, de moqueur, Geluy qui me conioii fleurettes.
RicHBB, Ovide bouffon, 1669, p. 60&; - Cf. Id., ibid,, p. 5^9.
Mome incessamment debitoit Ce que dans Paris on appelle DovLcevœ^ fleurette , bagatelle.
Db la Gboix, Guerre eom., 1666 ; cdit Gay, p. 19.
Quoy donc I vous me jouez, faux amy que vous estes I Aliex en d'autres lieux débiter vos douceurs. N'estoit-ce pas assez de me passer en fleurs. Sans me donner encor quinze et bisque en fleurettei T
MoRTBEuiL, OEuvr,, 1666; p. SaS.
i665. — (rOn dit de plus qu'il s'y fait un grand commerce defleuretteê et de soupirs, et qu'on y a une grande connoissance de ces deux sortes de marchandises, qu*on juge d*ibord si les fleurettes sont de balle (de pacotille) ou de façon de maistre, de la Goor ou de la province.» - Lb Pats, Amitiée, Amours et Amourettes, i665, p. a 90.