‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 361 sur 596 · FORCE MAGNÉTIQUE — FORGE · texte numérisé non relu

FORCE MAGNÉTIQUE — FORGE

Forge magnétique.

:(t Voir Sympathie, terme d*ennéneutique.

Forge , beaucoup de . • •

11&9 Contre moi, des longtemps, on a farce décrets. * UÉt.y UI, h.

65a Ds ont de beaux canons, /orre rubans et plumes. |

Éc.de$Fem.,ÎSl, i.

Voilà Monsieur le Marquis, qui en ait force mal.

CrU. de VÉc. de$ Fem. , se. 5.

La Renommée n'en dit ^SiS force bien. - D. Juan y UI, 3.

n est h propos ensuite qu'il prenne un bain d'eau pure et nette, aYee force petit-lait clair. - Paurc, I, 8.

Ma pensée se tourna à Madrid, le séjour de la Cour,. • • où vivoient/ret Chevaliers de l'Ordre, /orc« grands, /on» Ducs, /orce Comtes ,/>ree Marquis, ybrot Prélats, ybrc« gens d'honneur et de qualité.

Ghapilaiii, Trad, de Guzm, d'A^ar,, i63o; I, p. iS5; - Cf. III, p. 3o3, 3i5, 390.

Proserpine ^Ai force tarte ei force biscuit

SoRBL, Berg. extrav,, 1697; I, p. 17$.

Force chaises et tabourets avoient esté mis partout.

Id., Polyandre, 1668; I, p. 178.

335 Étaler ybrce mots qu'elles n'entendent pas. - Cobr., Ment., I, 6.

Quand on a, comme youb^ force écus bien comptés.

On peut faire à propos ses ubéralités. - Th. Corn., Baron d'Albtkrac, I, 5.

El parce qu'il a bruit d'avoir /orce ducats. . .

Id., D. Bertr. de Cig,, I, 1 ; - Df. Id., ibid,, IV, i ; - Amour h la mode, I, 3.

Force piqueurs massiliens. . .

De leurs trompes faisoient fanfare.

ScARRON, Virg, trav,, 1706; I, p. 988; - Cf. Id., ilnd,, I, p. 19.

969 Le deuil fut grand; la trop dolente mère

Fit dans l'abord /orce larmes couler. - Li Four., V, p. 176 : Contes, UI, 5.

Hier, j'attendois des maux, aujourd'hui ybrce biens.

QuiRiULT, Lee Rivaiee, V, 7.

38 1 Je connois /rrce huissiers. - Rac, Plaid., II, A.

Elle eLUTdi force argent; vous en aurez besoin.

MoNTPLEURT , Dame médecin , III , 6.

Force gens à Paris enseignent quelque langue,

Celui-là l'espagnol, celuy-là le latin. - Poisson, Coméd. eans titre, lil, 6.

Force gens veulent être dévots, mais personne ne veut être humble.

La Roghbp. , I , p. 93o.

FORCÉ — FORCER AOl

* Ménage a relevé ce mot dans Malherbe :

U faut mcslcr, pour un guerrier,

A peu de myrthe et peu de roses,

Force palme et force laurier. - Ode à M'' de BeUegarde,

(tCo vforce palme?) et ce ^ force laurier?) n'est pas dit noblement. Ronsard, dans TEpitaphe de M"' Lesrat, Angevine, s'est servi néanmoins de cette façon de parler :

En versant /orc« roses, Et force fleurs écloses, Et force myrte épais.

crEt Marot, dans TEglogue pour Louise de Savoie, mère de François l" :

Et n'oubliez ybrc« branches d*olive, Car elle cstoit la Bergère de paix.

«Malherbe avoit mis au commencement :

Et la bienséance des choses M'avertit qu il faut qu'un guerrier En sa couronne ait peu de roses Avecque beaucoup de laurier.

«Go qui éloil encore plus mal.» - Ménage, Obeerv, eur Malherbe, 1689, p. /is9-&23.

Forcé.

Arnolphe rit d'un nsforcé. - Ec. des Fem., III, i (au vers 926).

Quand vous aurez vaincu les Maures, reprit Mathilde avec un souris ^ôrce, vous ne songerez plus à d'autres victoires. - M"* de Scudbrt, Mathilde, 1667, p. 1:18.

Le poète lui donne dos paroles /orceex. - Rac, VI, p. a 60 : Livr. annotée.

Toute ia Religion se touruoit en allégories : c'estoit le Monde ou le Soleil qui se truuvoient estre ce Dieu imique. . . Foible et misérable refuge I. . . Les fables estoicnt scandaleuses, et toutes les allégories froides ci forcéeê,

BossuET, HitU Univ., in-6% 1681, p. 385.

On sera fatigué sans doute en voyant ces variations, et tant de fausses subtilités de la nouvelle Reforme; tant de chicanes sur les mots; tant de divers accommodemeus; tant d'équivoques et d'explications /orc^t.

Id., HisU dee Var., 9 in-A", 1688; I, Préf., S 18.

Forcer, vaincre, surmonter.

898 11 m'échappe I Oh ! malheur qui ne se peut ybrcer.' - UEt. , II , 1 1 .

Je regarde Thyménée ainsi que le trépas, et il m'est impossible de forcer cette aversion naturelle. - Princ. d*El.y II, i.

Mais enfin il force toute contrainte, et le transport de son amour l'oblige à lui parler ainsi. - Mal. imag., II, 5.

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