‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 363 sur 596 · FORFAIRE À · texte numérisé non relu

FORFAIRE À

Je lui passerois mon épée au travers du corps, à elle et au galant, si elle avoit ybr/ait à son honneur. - G. Dand., I, i.

:|c (T Suburbana /or6otir^« nominamus. Altcrum autem verbum non fauU scd fort soil>cndum arbitrer, a forts prîppositionc , quœ extra significat; quœ prœpositionis sigmficatio in aliis etiani vcrbis apparet, ut cùm crrare aliquem in via et itincre/orcoier, id est eiln viam et a via deflcctcre dicimus : et cùm equos qui niinium biborunl /or6ei« dicimus, quod extra et prœler modum, et cnm forfaire , forjaict oi forfaicture dicimus, quod praeter jus œquum et bonum fiat. . . n

JoAGii. Perion, DiaL de linguœ Gallicœ origine.. ., Paris, i554, p. 87*'-88*.

«rNostre langage a bien sceu s'aider de quclqu(ïs petites particules latines pour faire des excellents verbes composez. L*uno d'icellos est foras : car quand (pour exemple) de voye il eut faict envoyer, renvoyer, convoyer^ il adjousia forvoyer, comme si on disoil aller for la voye y estant /or pour/ora», comme si on disoil /ora* riVim ire. Et faut noter que ce for, mesmement sans eslre en composition, ba cette signification en quelques pays des lisières de France. Ainsi donc a eslé faict aussi forligner; ainsi forclore, fort usité dans la pratique (des gens de loi). . . Et à propos des noms faicls par une telle composition , nous en avons aussi qui sont plus communs que le verbe duquel ils viennent : car nous usons deforfaict et de forfaicture, forfaicteur plus souvent que de forf aire. . .»

H. EsTiENNE, Précellence. . ., édit. Feugère, p. 157-160.

Forf aire a trouvé place dans le Diction, néolog. de Mercier (an ix- 1801), qui cite une apostrophe énergique des Belges wà leur ci -devant Prince», extraite de Linguet, et une autre, non moins énergique, de Barnave à Mirabeau. — Dans le premier exemple, forf aire est employé sans complément : «tTu as violé ton serment, tu as forfait n ; dans le second , il reçoit un complément direct : «r Je vous rappelle à Tordre ; vous avez forfait la Constitution. n - Mercier, Néologie, in-8% an ix, 1801, p. 2176-975.

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