DEMOISELLE
* La demi-lune était une fortification formant un angle aigu saillant; les deux côtés de Tangle étaient parallèles à ceux d^une contre-escarpe dont la demy^une était séparée par un fossé. La gorge (partie antérieure de Tangle) était tournée en arc, comme un croissant. Guillet {Lei ArU de l'homme d'épée) en attribue l'invention aux Hollandais.
«Ceci me fait souvenir d^une naïveté qu*on attribuoit au feu [René-Aux-Épaules] marquis de Nede, gouverneur de La Fère, qui étoit pourtant un brave homme. G*est que, comme on eust proposé de faire une demy4une, il dit : ((Messieurs, ne faisons rien à demy (F pour le service du Roy; faisons-en une tout entière.» - TiLLiMAifT des RéAux, IV, p. 20&.
Les gens de guerre et ceux qui voulaient imiter leur langage pariaient volontiers de i2efiii-/ttfie. De là Texpression familière : repouuer à la demi-lune, pour dire repousser.
Demoiselle, fille noble.
Ah I qu une femme Demoiselle est une étrange affaire !
G. Dand., I, t.
Voilà ce que c'est d'avoir voulu épouser une Demoiselle. - iiûi., I, 3.
Souvenez-vous que vous avez épousé une Demoiselle. - Ibid.y II, 7.
Quoil parce qu'elle est Demoiselle, il faut qu'elle ait la liberté de me faire ce qui lui plaît? — Ibid., ibid.
399 Ten trouve, à dire vrai, la rencontre si belle,
Que je voudrois Taimer, si j'étois demoieelle, - Gobn . , SwU du Ment, > II , 1 .
U a dessein que rien ne luy eschappe, soit la demoiêeUe, soit la bourgeoise.
SoBBL, Polyandre, 16/18, I, p. ^85.
119 Tant les mÂles que les femelles.
Tant bourgeoises que demokelles.
LoRKT, Muzehiêtor., 1" septembre 1669.
66 Elle fit absolument croire
Au seigneur et dame du lieu . . .
Qu*elle n^étoit point frelampière,
Ny bourgeoize ny roturière,
Ains demoÎMlle, et mcsme aussy
Du beau sang de Montmorency. - Id., ibid., 1" novembre i653.
J^eus Tavantage heureux de naître detnoitelle.
Th. Gobn., Berg, extrav., III, A.
LiSBTTi. Peux-tu m^entrctenir Tétat de demmelle f
Glitor. Que trop. — Lisbttb. As-tu dequoyT — Glitoh. N'en sois point en cervelle.
Id., Amour à la mode, V, 10.
i^ Le mot demoiselle désignait aussi la femme bourgeoise mariée et la suivante ou demoiselle suivante.
Demoiselle ou demoiselle suivante.
i^ Voir Suivante et DemoiêeUe.