‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 372 sur 596 · FOSSETTE — FOUDRE · texte numérisé non relu

FOSSETTE — FOUDRE

Fossette : jouer k la fossette.

Il se relevit sur ses pieds, et s'en fut jouer à la fossette.

Méd, malgré lui, I, 5.

(Là) Diane cl sa compagnie

Venoicnt, quand leurs chiens étoîent las.

Jouer à Cache-Mitoulas ,

A la Merelie, à la Foiselte,

A la Toille, à Cligne-Muselle ,

A Colin-Maillard , à Pont-Neuf,

A Petanguculle , à Pied de bœuf,

Et mille pareilles sottises

Qu'enfin les eufans ont apprises.

RiGBEB, Ovide bouffon, i66a, p. a85.

* Le jeu de la fouette consiste à jeter une poignée de billes dans une petite fosse creusée exprès; le gagnant est celui qui a mis le plus de billes dans le trou, et en a le moins laissé en dehors.

BI'* de Sévigné a fait plusieurs allusions à la phrase de Molière :

Villebrune m'avoit dit que sa poudre ressuscitoit les morts; il faut avouer qu'il y a quelque chose du petit garçon à la fouette. - SÉr., IV, p. 5i8 : 6 juillet 1676.

M. de Saint-Omer a été à Tcxtrémité ... Le médecin anglois le fit saigner par force , et ensuite , avec son remède , il Ta ressuscité , et dans trois jours il jouera à la fouette. - Id., VI, p. 198 : 17 janvier 1680.

Ce précieux baume la guérit pendant la nuit,. . . et. . . le lendemain elle alla jouer à la fossette. - Id., I\, p. 3o : a A avril 1689.

Foudre, /m. ou masc.

i85 Tout prêt à lancer le foudre punisseur. - D. Gare, y 1,2.

G44 S'il n'avoit point frémi des coups de cette /ouJrc. - Ibid.,lly 6.

161 4 Sur moi, sans de tels soins, vous pouvez laisser cheoir Le foudre rigoureux de tout votre devoir. - Ibid., V, 3.

Dora Juan, Tendurcissement au péché traîne une mort funeste, et les grâces du Ciel que Ton renvoie ouvrent un chemin à ssl foudre.

D. Juatiy V, 6.

Le foudre menaçant, qui perce avec fureur L'afiFreuse obscurité de la nue enflammée.

Fait d'épouvante et d'horreur

Trembler le plus ferme cœur. - Mal. imag. , Prol. , ballet.

Muscs, Filles du grand Dieu

Par qui la foudre est lancée. - Ronsard, Odes, I, 7.

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