‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 380 sur 596 · A20 FRAIS (LE · texte numérisé non relu

A20 FRAIS (LE

iiU^ El comme on dit qu^on ne fait pas Bonne chère dans les repas Si, de mesmes que dans les guerres, On n'y faisoit yrocoj de verres. . . - Lorit, Muze histor,, 5 nov. 1661.

On entend un bruit, xmfraca»

De chaudrons, de vieille ferraille, De femmes qui chantent gogaille.

RiGBiB, (hnd» hùuffon, 166s, p. 38^; - Cf. 1d., ibid., p. khk,

ao Vous moquez-vous d'avoir ici tout cejracoif

La Fout., VII, p. a8i: Ragotin, 1, 1.

Jamais on ne vit une déroute et un fracas si épouvantable.

Rac, V, p. 970 : Camp, de Lomt XIY.

Mais je vois ce que c'est, la belle; vous aimez Ces messieurs kfraca$, ces galants parfumés.

MoRTFUECRY, GentUK, de Beauce, I, h.

Cefi-acae, entre nous, sent trop son grand seigneur.

Id., Coméd. Poète, I, 3.

Vos yeux font dans mon cœur X^fretcae d'une bombe. Ahl quel embrasement! Je brûle, il faut périr.

Poissoif , Fem. coq, y IV, la ; - Cf. Id., Poète Basque, se 6; — Cotnéd, sans titre, V, 3.

Je suis un homme simple, ennemi du fracas,

Hauteroche, Bourg, de quai,, II, 5.

Quand vous voyez les Assyriens anciens et nouveaux, les Perses, les Grecs, les Romains . . . tomber, pour ainsi dire , les uns sur les autres , ce frracas effroyable vous fait sentir qu'il n'y a rien de solide parmi les hommes.

BossuiT, Hist, unw,, in-A*, 1681, p. 637.

U rit, il crie, il éclate. . . Il ne revient de ce grand yraca« que pour bredouiller des vanités. - La Brut., I, p. aao.

Quatre têtes comme la vôtre feroicnt bien du ^aca» dans le Conseil.

Du Vbrdibr, Le Flatteur, 1696; III, a.

Bientôt, avec le jour, nous allons voir paroitre Quatre insolents laquais, aussi soûls que leur mailre. Qui, charmés dans leur cœur de ce honteux yrocox. Près de sa femme, au lit, le portent dans leurs bras.

Regnard, Sat. contre les Maris,

4c Fracas n'est point un mot produit, par onomatopée, à l'imitation d'un bruit, comme, par ex., glouglou, patatras, etc.; c'est Vital, fracasso , qui vient dcfra et de quassare, et (|ui se trouve déjà, d'après le Diction. délia Crusca, dans Dante et dans Villani. £n France, M. Godefroy ne cite aucun exemple de fracas; mais il en donne plusieurs, tous du xyi' siècle, de fracassement. On le trouve dans les Diction, des Rimes depuis celui d'Odct de la Noue en lâgô, et dans le Diction, de Cotgrave (1611, i63a, i65o), mais dans nul autre, pas même dans Nicot ou Monet, avant i6Aa , où il prend rang dans les Rech. t(ci. et franc, d'Oudin.

Frais (Le), adj. pris substantivement : PRENDRE LE FRAIS.

485 Tétois sur le balcon à travailler au frais, - Ec. des Fem,, II, 5. 665 Un siège slvl frais ici. - Ibid., III, 1.

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