A32 FRONDER
n Fripon, a raff, or iallered clown; also, an unworihie fcUow; one ihat iiselh, or b given to, base tnckes and shifts; or one that hath no inclination to any goodne9se.9 Ceità-dire : un chiffon, ou un restant loqueteux; un jeune vaurien; un qui s adonne aux roses et vilenies; qui n*a aucune indination pour le bien. — Whence, doù :
tfFr^on de collège, a wag, a rakehell; or one that loves to be gadding abroad wbeo he sbould bce at his book.7) C'est-à-dire : un goinfre, goimpre, 8agoin,yr^Nm de coUigi {wag) y un pendard {rakehell) \ un qui aime à courir quand il devroit être â ses livres.
En 1618, dans son Dictioti. Jr.-Jlam,, Mellema donne une définition analogue; en 169/1, Monet définit : tt fripon, un jeune garçon ne se souciant que de friper le temps en jeux et déduits 7>; il ajoute : tt fripon, finet, rusé; rusé, trompeur; garnement».
Le sens defrist, rwi, nous rapproche du sens où le moi fripon est employé dans les exemples cités, et qui n'est pas le sens actuel le plus ordinaire.
On trouve déjà \q fripon de collège dans la tr Farce à quatre personnages du Badin qui se loue» :
Baillez-moy, je vous prie, la clef
De la cave et du cellier.
Du lard, du pain et de Targenl.
Je m'y monstreray diligent;
J'ay esiéft-ipon de collège, -Ane. Th.fr., bibl. elzév., I, p. i83.
Le mot devait être assez rarement employé cependant en dehors du quartier des collèges, ainsi qu'il résulte du passage suivant de Henri Ëstiennc :
(rTant s'en faut que telles façons de parler aillent jusques à la Cour, qu'aucunes d'icelies ne passent pas l*Université de Paris. . . Il y a plusieurs mots que Tautrô partie de la ville n'entend pas, si Texpositiou ne luy est apportée de là (du quartier de TUniversité). Car comment peuvent sçavoir les marchands de la rue Saint- Denys que c'est à dire nnjmppi», un frippon , un poêle et poetiquerfn - H. Estienre , Lang.franç.-ital. , édit. Liseux « II , p. igs»
L'indulgence acquise aux ^poru de collège a amené le sens plutôt favorable et amira- Icment familier donné plus tard au moi fripon, qui s'explique d'ailleurs par le sens ancien de ruréffinet.
Fronder ; on V employait à l'actif ou au neutre ; on le trouve dam le sens prop-e de lancer avec une fronde, et dans le sensjiguré de censurer, critiquer.
Bien des gens ont frondé d'abord cette comédie; mais les rieurs ont été pour elle. - Avert, en tôte de YÉc des Fem.
La Cour a quelques ridicules,. . . et je suis. . . le premier à les fronder, — Crtt, de TEc. des Fem., se. G.
Il ne se soucie pas qn on fronde ses pièces, pourvu qu'il y vienne du monde. - Ibid. , ttirf.
Raincy, mesprisant la souppe de village, cutasmc un pain, le trouve dur et trop rassis, en fronde un abricotier voisin et le rend inhabile à porter fruit.
ScARRoif, DeiJi. Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 6.
Mais le Ciel sur qui luy yiaisi fronde.
Puisqu'il veut me traiter ainsi ,
Soit fait; je le veux bien ainsi. - Id., Œuvr., édit. citée, I, p. 3o.