FRONTEAU — FROTTER
Chacun d^eux avoit une fronde,
Non pas pour yroiuin* des arrêts,
Mais des pierres, cailloux et grès. - Scarror , Vûrg, trav., 1706 ; II , p. 58.
/i8 On joua ï Ecole dee Femme», . . .
Pièce qu'en pluzieurs lieux on fronde,
LoRBT, Mfoe hiêtor.f i3 janvier i663.
7 Que dis-tu de Tardeur dont la Cour échauffée
Frondoit en ce temps-là les grands concerts d'Orphée ?
La Fort., IX, p. iSA : Ep(t, à M. de Niert, de l'Opéra.
Je croy que tout ce que Ton feroit contre luy (contre Élomire-Molière) ne serviroit qu'à augmenter sa gloire; et ses satyres luy ont fait tant d'amis, qu'ils ne manqueroient pas d'aller ^onier la pièce qu'on joueroit contre luy. — L^ frondeurs sont insupportables, et je ne sçaurois souffrir que Von fronde mcsme les pièces qui ne valent rien. - ZéUnde, i66d, se. 10.
Vous voulez . . . que nous fr^mdiont son Ecde des Femme» f — Les hommes y sont du moins aussi galamment ajustez que les femmes. — Il y met en assez beaux draps blancs les uns et les autres ... — Ce n'est point son École seule que je veux critiquer. - Rorirbt, Panégyr, de VÉc, de» Fem,, 166/i, â* entrée.
Je te redisois les mêmes paroles qu'il m'a dites quand j'ay voulu fronder sa comédie. - Baror, Hom, à h. fort, , I, p. 13.
Les ignorants înveni frondé», . . et leurs bons mots. - Sév., IX, p. 819.
Cette comédie. . . — Franchement, vous autres gens d'épée, vous avez quelque sujet de \difivnder, - Rbgrard, Crit, de l'Hom, à h, fort,, se. 1.
4c Le yerhe fronder se trouve dans plusieurs de nos anciens dictionnaires, entre autres dans Nicot (1606) avec le sens de lancer des pierres avec W fronde; puis il disparaît dans Monet, Gaudin, Guy Miège, etc., et ne reparaît plus qu*en t68o, dans Richelet, avec son sens primitif, auquel s'ajoute le sens nouveau de railler, critiquer, qui remonte au temps de la Fronde.