FRUIT AMOUREUX — FRUSTRER
Parce qu^il (Alexandre) a voit esté trop puissant, il fut la cause de la perte de tous les siens : et voilà le fmit glorieux de tant de conouesles.
BossDET, Hui, univ,, p. 498 ; - Cf. Id., Catéch. de Meaux, in-ia , 1687, p. 3; ~ HUt. des Var., 9 in-4% 1688; I, p. 907, 378; II, p. 19, 111, ASg; - Avert, aux ProU, in-/i^ 1689-1691 ; V, S 17, p. 3a3, etc.
Les femmes se rassemblent pour recueillir lejruit de leurs toilettes.
Là Brut. « 1 , p. 976.
Fruit amoureux, enfant, fruit de Tamour.
1669 Tâchons de nous résoudre, et de nous contenter Du seul /mit amoureux qui m'en est pu rester.
Éc. des Fem. , V, 7.
935 Leur amour leur seroit un gage suffisant.
Los doux yhittt dont Thymen leur feroit un présent
Augmenteroient ses biens. - Li Foirr., VI, p. 991 : Captivité de aaint Maie.
1 7 Pour tous \e8 fruité d*hymen qui sont sur le métier, Carrosses en relais sont méchante voiture.
Id., Vm, p. 378-379 : Ode à HT' la SurintmidaMU.
3oo De son fatal bymen je cultivois les Chiite. - Rac, Phèdre, I, 3.
Frustrer , dépouiller, priver.
Comment puis-je faire, s'il vous plaît, pour lui donner mon bien et en frustrer mes enfants? - Mal. imag.y I, 7.
993 f^Qfruttre point TefTet de son intention. - Gobn., Place Roy., IV, 1.
* En 1 660 , Corneille remplaça ce vers par le suivant : Ne romps point les effets de ton intention.
993 Et qui sait ce qu'aux Grecs, fruetre'i de leur victime,
Peut permettre un courroux qu'ils croiront légitime? - Rac, fphig,, I, '^.
(Mazarin) mî'afruttré de la récompense due a mes services.
La Roch^., Il, p. ^ài.
De la succession vous voulez me fruetrer,
MoRTFLBDBY, Ambtgu com,, 9* intemi., se. 9.
Frutirez de leur attente, ils (les Juifs) ont dit que leurs péchez avoient retarde le Messie qui devoit venir.
BossuET, Hist, univ., in-â% 1681, p. 35a ; - Cf. Id. , ibid., p. 35A, hûh.
Par tout ojî Jesus-Christ , un objet adorable , esloit tenu pour présent , . . . ii n'estoit pas permis de lefr-uetrer de Tadoration qui luy estoit deûe.
Id., HUt. des Var., 9 in-4% 1688; II, p. ti-jQ; - Cf. ibid., I, p. 3 16.
D'un intrépide coeur, Crispin plus de vingt fois
A frustré, dans Paris, le gibet de ses droits. - Rkcnabd, EpU. à du Vaulx.
Cbampmeslé Fa employé avec un nom de chose comme complément direct, dans le sens de dérober :
Que dit-il pour ./hi«<r9r ainsi votre héritage? - CHAMPMssLé, Crisp, che9alier.
FUIR DE. . . — FULIGINE 437
Fuir de. . ., éviter de. . .
781 Si votre âme les suit, et fuit éfétre coquette,
Elle sera tousjours, comme un lis, blanche et nette.
Éc. des Fem., III, 9.
9 Est-il courage si brave Qui pût avecque raison Fuir <f être son esclave Et de vivre en sa prison? - Malh., I, p. 3o6.
yousjuyez de travaUler. - 1d., Il, p. 66.
563 Fuie d'étte connu des mortels. - Gobh. , Imit. , liv. I.
« A propos de la quantité syllabique de Jwr, iljwt, Ménage fait la remarque suivante :
«Malherbe, qui avoit Toreille bonne, ce qui n*est pas une des moindres parties du Poète, a toujours faityîitr de deux syllabes, et^uil d'une syllabe. . . Et en cela, il a esté suivi par plusieurs Poètes célèbres, et approuvé par Vaugelas. Fut est aussi de deux syllabes, selon la décision de TÂcadémie dans les SeniimenU aur le Cid, où elle a repris FAutcur du Cid pour Tavoir fait d'une syllabe. M. de Longepierre , dans son Théocrite, a fait fuir d'une syllabe. Et c'est comme en usent aujourd'huy la pluspart de nos Poètes. Voyei M. Ck)meille sur Vaugelas.?» - Ob$erv. iur Malherbe, 1689, p. 338-339.
Fuir (S'en), avec en s^aré de fuir.
Mais fuyez-vous-en y le voici I — Midec. volanXy se. i3. H s'en est fui de chez moi. - Paurc.y II, 9.
n i'en ettjui, - Mu.h., H, p. ài5.
Un homme de courage.. . . ne s'en doit pas^utr de la vie. - Id., II, p. 36s.
Si Mars s'en était une foisyiit. - Ric, VI, p. i37 : Aem. nir fOdyteée,
FCLIGINE, FULIGINEUX.
Les symptômes qu elle a sont indicatifs d'une s w^qxxt fuligineuse.
UAm, méd,, II, 6.
La rate, dont la chaleur et Tinflammation porte. . . au cerveau de notre malade beaucoup defuligines épaisses et crasses. - Pourc.y I, 8.
Ce que crache Madame
Est-il écumeux? — Non. (A part. ) Qu'il est grave en parlant I
— Est-il yù/t^'n^ux ou bien sanguinolent?
— Ma foi, je n'entends rien à tout votre grimoire.
Moutplburt, Dame médecin, II, 5.