‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 406 sur 596 · GALIMATIAS · texte numérisé non relu

GALIMATIAS

L'on n'a qa^à parier aTec une robe et on bonnet, toat derient savant, et tonte sottise devient raison. — JCi/. immg.y III, i&.

Pour JasoQ, il parie en galimmtkimt, ce qui est propre k on tonqnénnl comme Iny, qui fçut mieux frapper que parier. Soo bmgîge ert celui det coortismis qui n*oot pas estudié, el qoi se pensent faire admirer pir des dtsconrs oà perwine ne peut nen entendre, lêqueb ils ont pris dans les livres d*amoor. Ce nom de gaUmmfhiat n*a point d*origine certaine, et toutefois Ton en use mainlenant dans ks phts sérieux tirres pour signifier le langa^ que je dy ; mais le premier qui a usé de ce mot est le comédien Bniscambifle, qu Ta donné pour titre à qneiqaesHms de ses prologues, qui ont esté laits pour n*avoir point de sens, et, depuis. Ton Ta donné à des discours qui, de vérité, ont bien esté faits pour avoir du sens, mâs qui n*en ont ^eres neantuKMns. -Sobkl, Berg, exfrcr. , édit 1639; lU, p. 3io-3ii.

Il parie et il écrit gmUauUiaa en perfection.

Baleâc, LsCIr. m Gmrart, a8 avrfl i653.

Ses discours, pleins d*une él^ance Qui fait rage en Textravagance D*un galmatkmê de mots Où Mercure en a dans le dos.

Nous prescfaent avec des miracles Que ses vers sont autant d^orades.

Saisit-Amaiit, Œmvr,, bîbL ebév., I, p. 16&.

Par des gtdumatkioM d*uDe asseï longue haleine, D m*a voulu produire un effort de sa veine.

GiLR DB LA TissosxiaiB, Dmômêé, II, a.

Comment appelez-vous cette 6gure-la 7 — Nos ancestres jadis la baptisèrent antitbese. — Et moy qui la confirme aujourd^huy, je luy change son nom et hiy donne celuy de galimathioM. - Ctiauo de Biaciaic, Lb Bidanijmu, III, a.

Payez , encore un coup, de galimaikiat

Et dites de grands mots qu^elle n*entende pas.

Th. Goa]!i., Pemt Aitrol,, III, a.

Or, celles (les équivoques) qui se trouvèrent sans employ en allèrent chercher au Pais de Pédanterie La domination de ce Royaume a esté usurpée par le capitaine Galimatioê, homme obscur et né de la lie du peuple.

Fcarrikas, Nouvelle aUégoriqwBy a* édit., i658, p. 8.

Pareillement il seroit permis à GaUmatia$ de courir les provinces, et y faire telles conquestes que bon luy sembieroit, particulièrement celles au delà de la Loire, qui seroient abandonnées à sa discrétion.

Id., ibid,, p. 96; - Cf. Rac, VI, p. khS : Lettre à fabbé Le Yaaemr, 30 mars 1669.

J*ay veu estimer beaucoup de choses quand on les chantoit , qui estoient sur lei papiers de purs galimathiai. - Id. , Rom, bourg, , p. 1 88.

Elle voulut couronner Tœuvre

Qu'avoit commencé la couIpuvtp,

Les aspergeant à tour de bras

De tout ce galimatia$, - Ricbeb, Ovide bouffon, 166a, p. /iSg-^ôo.

J^ai bien peur que les comédiens n'aiment à présent que le galimatia$, pourra qu*il vienne d'un grand auteur.

Rac, YI, p. 377 : Lettre à V abbé Le Vaueur, 5 septembre 1660.

Page 1