GARDE — GARDE-MEUBLE
On ne datte pas trop les lettres de cette natur&4à; mais quand e^eost eilé k coostimie, Montidban êm fust bien donné de gardé , ou il fauroit pour le moim antidattée de six mois.
Sbgbais, Nouv, franc,, i656; 3* Nouv,, p. 63-/^6; - Cf. 6* Nouv,, p. 56.
U exhortoit les fidèles à m bien donner de gardé d'sïLer invoquer Dieu dans T^jlise de Port-Royal. - Rac, IV, p. 679 : Port^Royal,
Si on ne se donne de garde dee vices. - Id., VI, p. 3o3 : Lwreê atmotée,
Donnez^ouê de garde de» faux Christs et dee faux Prophètes.
BossuBT, HieU Univ., in-&% 1681, p. SaS.
Garde : prendre garde que. . .
i436 Prenez garde jii'au moins cette noble colère Dans la même fierté jusqu'au bout persévère.
D. Gare., IV, 8.
Vous ue vous prenez pas garde que vous baillex^un exemple qui peut tourner à votre pr^udic«. - Malb., II, p. aSs : Trad. dee ÉpUr. de Sén.
Mathildc, prenant garde çu'Anselme révoit profondément, luy demanda sll faisoit rhoroscope de la promenade. Cette expression fit rire toute la compagnie.
M"' Di ScuDéaT, Mathilde, 1667, p. 67.
1061 Prendê garde que jamais Tastre qui nous éclaire
Ne te voie en ces lieux mettre un pied téméraire. - Rac, Phèdre, IV, s.
Garde-meuble.
Je m'en ressouviendrai, Madame, aussi bien que de votre grenier, qu'il faut appeler garde-meuble. — Escarb., se. 9.
3tc Le premier dictionnaire où se trouve le moi ^garde-meuble est le Dictionnaire de Richelet (1680); mais il existait dans la langue. VEtat de la France pour i658 classe parmi les officiers de la chambre un garde-meuble et concierge, chargé du garde-meuble (p. 91 1). Celui de 1669 admet (p. 1C8) : 1" un garde-meuble; a** un garde-meuble du caoinet et joyaux. Celui de i665 (p. io3) : i** un garde-meuble de la Couronne, le sieur Guillain, aux gages de s, 000 livres; 3° un contrôleur des meubles de la Couronne, le sieur da May, 1,800 livres; 3** un garde-meuble des meubles meublants, le sieur Devisé; A* d^autres garde-meuble». Celui de 1669 P^^'^ (p* >o6): l'du garde général des meubles de U Couronne, M. Louis le Cosquino, 3,000 livres; 3° de trois garçons du garde-meuUe, deux portefaix et un concierge; 3** d*un contrôleur général (le sieur du May); &* du garde-meuble des meubles meublants (le sieur Devisé); 5^ d^autres garde-meuble».
On le voit , le mot garde-tneuble désigne tantôt rofficier, tantôt le local du garde^neubU»
ffLe garde-meuble du Roy, dit Furetière, est la chose la plus magnifique qui soit an monde, n
L*auteur du dictionnaire intitulé Explication de» terme» d'architecture donne du gardemeuble une définition qui fait comprendre Terreur d'Andrée : fr Garde^meuble , cW, dans une maison, une grande pièce ou galerie, le plu» »ouvent dan» le comble, où Ton serre lei meubles de Télé pendant Thyver et ceux de Thyver pendant Tété**
garde-robe — garder de &63
Garde-robe.
Tenez encore ce manchon,. . . et portez-le dans ma garde^obe. Hé bien, où va-t-elle?. . . — Je veux, Madame,. . . porter cela aux garderobes. . . — Je vous ai dit ma garde-robe, grosse bête, c'est-à-dire où sont mes habits. — Est-ce, Madame, qu'à la Cour une armoire s'appelle une garde-robe? — Oui, butorde, on appelle ainsi le lieu où Ton met les habits. — Escarb., se. a.
Jenfermois votre manchon et vos coêffes dans votre armoi. . . , dis-je, dans votre garde-robe. — Ibid., se. a.
11 appelle fort haut le petit Meiîl, car, pour le servir, il estoit couché k une garde-robe fort proche. - DTrpk, L'Aitrée, 161 4; I, p. ^7^
Il retint ses plaintes jusques à ce quHl eust commandé à ce jeuqe homme et à moy de nous retirer en sa garderobbe, attendant qu^il nous appellast.
Id. , 1^., II, p. 696 ; - Cl Id., ibid., I, p. 38o^
Sabine, Tinstrument de tout ce mcschef, estoit couchée dans une garde-robe, plus au-delà que la chambre de son maistre, pour estre près de luy 8*il eust en besoin de quelque chose. - Chapelain, Trad, de Guzm. d'Alfar,^ i63o; III, p. a 84.
Elle luy donne la main , et de cette chambre le fit passer dans une garde-robê où il n*y avoit qu^une bougie allumée.
SiORAis, Nouv, franc,, i656; a' Nouv., p. 37^; - Cf. Id., ibid., p. 377.
Il n*avoit pas voulu entrer dans sa chambre, de peur d^estre entendu par un soldat qui couchoit dans sa garde-robbe. - M"* di Scudért, MathUde, 1667, p. 683.
Je ne suis pas d^avis, n^étant pas courtisan, De mettre sur mon dos le revenu d'un an. Ni que vous prétendiez, ayant plus d'une robe, Des sottises du temps faire une garde-robe.
MoifTPLBDBT, Femme juge et partie, III, a.
Certaine bourgeoise que je . . . conduis par votre ordre jusqu'au petit degré qui rend à votre garde-robe, - Hautbrochb , Le Cocher, se. 3.
Avex-vous déjà été à la garde-robe f ~ Rigrabd, Divorce, 1,5.
« Le mot de garde-robe est dans la langue de toute antiquité, et on le trouve dans tous les dictionnaires depuis i539, pour daigner une chambre, un cabinet où Ton gardait les habits ; si Andrée ne comprend pas la Comtesse , c'est que celle-ci applique à une simple armoire le nom ambitieux de garde^obe.
Quand Andrée parle des sarde-robee , c'est qu^clle veut porter le manchon de la Comtesse dans le cabinet où, à défaut de latrines, on avait la selle percée, dite aussi chaire ou chaise d^affaires.
Ghes le Roi, il y avait un mattre et quatre valets de garde-robe, chargés des habits, et deux porteurs de chaises d'affaires pour les garde-robee ou la garde-robe : on disait Tun et l'autre.
Garder de ou que».., se garder de..., prendre garde de. . . ou que. * .
10 Par la corbieu I gardez (f échauffer trop ma bile. - Sgan., se. i.