‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 411 sur 596 · GARDE · texte numérisé non relu

GARDE

Cette pièce fut mon coup dressai, et elle n'a garde i^éive dans les règles, puisque je ne savois pas alors qu'il y en eût. - Gobr. , Examen de MAiU,

Mais si vous vous trompei ? — Je n'ai garde.

Th. Gorr., ComU d'Org,, IV, lo; - Cf. Berg. extrav,, II, 5.

Celte passionnée d'une manière si bizarre, n'awnt garde «f'avoir des progrez qui luy fussent fort dissemblables.

Sbgrais, Nouv. franc,, i656; i'* Nouv,, p. 77; - Cf. Id., ibid,; 1" Nouv,, p. 181 ; 3* Nouv,, p. Uti,

Conte-moi cette intrigue. — Ah I vraiment , je n'ai garde,

QoiifAULT, AnuMt indiicret, IV, 6.

J'ai rencontré Lidame au lieu de ma maltresse.

— Et vous n'avez eu garde aussitôt de manquer

De conter votre chance et de vous expliquer. - lo. , ibid, , IV, 1 3.

Élomire (Molière) n*arot( garde de faire parler Amolphe comme il devoit, puisque si Horace eust cessé de voir Agnès (dans V Ecole deê Femmes)^ la pièce eust pu finir des le premier acte. - Zélinde, 166 3, se. k.

Que Ton ne m'échauffe pas trop I — On n'a farde.

De Villibbs, Veng, de» Marquit, 166&, se. 3.

Le monde, ne connoissant pas le véritable mérite, n'a garde de le récompenser.

La Rocbbf. , I , p. 98 : Var.

Je serois ravi de pouvoir vous croire; mais/e n*ai garde,

Id., III, p. 993-393.

Vous prenez contre moi son parti? — Je n'ai garde,

MoHTTLEURT, Trtgaudin, V, 5.

Mais sans moi , je ne veux nullement qu'elle sorte.

— Vraiment elle n'a garde. Allez , ne craignez rien.

Poisson, Foux divert,, 1,3.

Dieu, qui les avoit faits (les hommes) à son image, n*avoit garde de les mépriser.

BossuBT, HiêU univ,, in-4*, 1681, p. 386.

Cette musique généreuse dont les nobles accords élèvent l'esprit et le cœur, les Egyptiens n'avotent garde de la mépriser.

Id. , ibid, , p. 661 ; - Cf. ibid, , p. Bg ; - Confér, avec M. Claude, in-i 9 , 1689 , p. 9oâ; - Avert, aux Proteit,, in-4*, 1689-1691 ; V, S 56, p. à3à.

On n^est peut-être pas sujet au changement en France 7 — Oh ! Von n'a garde»

RzGRABD, FUlet err., II, 3; - Cf. Id., Sérénade, se. 3*

Garde : sb doi^iner de garde, prendre garde.

1376 Je venois ravertir de se donner de garde. - UÉu, IV, 1. D(mnez-vous~en bien de garde, Seigneur. - Prine, d'bl,^ III, a.

Y a-t-il rien de plus sot que ces grands badauts d'amoureux, qui ne font que pleurer pour une vétille, et à qui les mains démangent si fort, qu'ils ne parient que de mourir et de se tuer? Ils se donnent bien de garde d'en rien faire cepenosnt . . . Et s'il n'y a personne sur le Théâtre pour les en empêcher, ils se donnent bien la patience de prononcer une cinquantame de vers, en attendant que quelqu'un les saisisse par derrière et leur ôte leur poignard.

L'abbé dz La Mothb Lb Vateb, Le Pàraeite Mormon, dans Sallbhobb, Hiet, de P, de Montmaur, 9 in'-8% 1716; II, p. 978-979.

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