GATER — GAUCHIR
Et si Y0118 eussiex ajouté
A la brûlure un coup de flèche.
Ha I par ma foy^'estois goité.
ScAMON, dcttvr., 1706; I, p. 161; - Cf. Id., ihid,, 1, p. 991; - Virg, trav., Éjitr, dédie, du liv. V, p. 3.
Quel est ce Philippin? — Le valet de Gléandre.
— Je suis gdté sans doute; on lui va tout apprendre.
QnnfACLT, Amant indi$er$t. H, â ; - Cf. Id., ihid,, II, 9.
98 Voilà mon Loup par terre ,
Mal en point, sanglant et gdté,
La Fort., HI, p: 996 : Fabl, XII, 17.
Il y a des gens dont tout le mérite consiste à dire et à faire des sottises utilement, et qui gdtêroimt tout s^Us changeoient - La Rochif., I, p. 96.
Voyes , diroit-on pas que j^ai Tesprit géÉdt - MoRTFLBijat , Dupe de êoi^némê, I , t .
G^est un homme gdié. Monsieur, s*U se marie. ~ Id., Trigaudin, I, 1.
Gâter , corrompre , détériorer, au physique ou au moral.
1935 Je veux être pendu, si nous ne les verrions
Sauter à notre cou plus que nous ne voudrions, Sans tous ces vils devoirs dont la plupart des hommes Les gâtent tous les jours dans le siècle où nous sommes.
D^, am., IV, 9.
ICes fontaines) dont les conduites souterraines ^assent par un plomb si gdté, Que toujours ayant quelque tare , Au même temps qu'on les répare, L'eau s'enfuit d'un autre côté. - Malh., I, p. 9iâ.
3o6 Elle lui fit quelque peu de caresse
Et ne craignit de gâter ses appas. ~ La Font. , V, p. 57 : Conte$, III, 9.
Nous sommes tous maudits dans nostre principe ; nostre naissance est goitée et itafcctée dans sa source.
BossoR, Iftf ^ ttntv. , in-&% 1681, p. 170; -Cf. lD.,t6M{.»p. 170, 180, 667, ^99.
L'écrit goité a bientôt corrompu le cceur.
Id., Hiit, dee Var,, 9 in-a% 1688 ; II, p. 669 ; - Cf. Id., ihid, y p. 539.
Les enfants. . . ne se gâtent pas moins par des peines mal ordonnées que par rimpunité. - La Bbut., Il, p. 99.
♦ <r Détruire, gâter. . • sont devenus de beaux mots en devenant métaphoriques : ses réflexions gâtent ses premières pensées ; . • . laissei-moy faire, je ne gâteray rien.n
Lb p. douhours, Aritte et Eugène, 9* édit., 1671, p. i96-i95.
Gauchir, fléchir, se détourner, se dérober, et par suite reculer, fuir, éviter.
831 Noire sort ne dépend que de sa seule tête; De ce qu'elle s^y met rien ne la fait gaucinr.
Éc, de$ Fem,, III, 3.
m GAUUS — GAUPE
i4>35 Contre son insolence on ne doit point gandâr. — Tort., V, i.
Pour mettre le coing où est le nœod, et ne gauchir point à la difficulté, je db que les Épicuriens font en ce comme les Huguenots.
GiiÀSSB, Docfr. cur., 162a, p. hot.
A cette nouvelle sentence, je ne fus pas si surpris que Targent ne mancpiât poar en gauchir la rigueur. - Ghapilâih, Trad. de Guxm, d^Ayàr., i63ô; III, p. ^78.
1 939 J*en ai déjà parié, mais il a su gauchir,
Et, tournant le discours sur une autre matière. . . - Cou., PùmpSe, IV, 9.
Mais il n'est pas ouestion pourtant de gauchir tousjours aux difficultés : il les faut vaincre, et estabur une règle certaine pour la perfection de nostre iaqgue.
V1U01LAS9 édit de TAcad., in-4*, 1706, p. 96.
Mais je sens que la mort s'approche ;
Mon dessein ne se peut gauMr, - Ghbtuàu, Advocat duppé, 111, 1.
Sources de mes malheurs, lumières décevantes,. . . Quel eq>rit dans le monde auroit pu s'affranchir De vos charmes trompeurs, que je n'ai pu gauchir?
QunrAULT, Lê9 itîva/et, III, 1.
Ces bons Pères vouloient gauchir, et alléguoient fÉcriUire.
Maugmix, HtBL dm Schitmi,
Quelle misère de gau/Mr toujours, et de n^oser parier franchement dans une matière de rdigion !
Bossuir, AfMrt. aux ProUêt,, in-&% 1689-1691; III, S 9, p. 177.
Mais, dans l'occasion, on peut bien quelquefois,
En faveur d'un ami, faire gauchir les loix. - Rignaid, Vêddamgeê, se 10.
3tc Au propre, tourner à gauche pour éviter un coup; ici, au figuré. — Le sens figure n'est pas relevé dans les dictionnaires avant Richelet (1680).
Leven de Templery n'admet pas l'emploi de gauchir sans cr l'article à. De sorte qu'il £iul dire. . . : gauchir à une difficulté)», parce que «ce verbe régît le datif et non Paocasatif*.
Génie et polite$H de la long, franc., in-i9, 170$, p. 196-197.
Gavlis.
569 Je pousse mon cheval et par haut et par bas,
Qui plioit des gatdis aussi gros que les bras. — Fdch.y II, 6.
3|e Ce mot se trouve, pour la première fois, sous la forme golye, dans le DieUom, icÊ Chaêêeun, qui suit La vénerie Royale, de Salnove, in-&^ i655, p. 16 : tfGolyê, ce sont bois de dix-huit ou vingt ans, et au-dessus. n Richelet (1680) l'écrit aussi golie, Da Fouilloux ne l'avait pas admis dans son Interprétatiim de$ moU de vénerie. En 1690, Furetière l'admet, comme Richelet; en 169a , T Académie française l'omet; mab Th. Cor neille le reprend avec la définition de Furetière : « Gaulti, branche d'ariire que les veneun sont obligâ de plier ou de détourner pour pénétrer dans le fort d'un bois.»
Gaupb.
171 Marchons, gaupe, marchons 1 - Tart., I, i.