GLORIEUX
1070 Et chacun de ses feux pourra, par sa valeur,
Ou défendre la gloire, ou venger le malheur. — D. Gare., III, 4.
* On trouve dans les Lettru de Gostar une longue dissertation , que Ménage i approuvée, dans ses Bem. sur Malherbe (1689, p. 960), à propos du mot gloire , qm ne se prend pas toujours pour crie bruit et Téclat que font les grandes actions. D signifie (aussi) perfection ^orieuse, par cette figure. . . qui s'appelle en rhétorique métonymie, et qui donne quelquefois aux causes les noms et les qualitez qui apparliennent i \am efiets». - GosTAB, LeUr,, Paris, Courbé, i658, 9 voL m-à*"; I, p. 863-866.
Glorieux, i® Appliqué aux personnes : chargé de gloire; fier, orgueilleux.
5 Dom Sylve, comme lui, fit briller à mes yeux
Toutes les qualités d'un héros glorieux. - D. Gare, I, 1.
io8â Ces lieux vous sont ouverts : oui, sortez-en, sortez.
Glorieux des douceurs que vous y remportez. - Ibid.y III, &.
Ne sois pas glorieux de m^avoir reduitte à Textrémité dont je parie.
DTBFi, L'Aatrée, 161/1; II, p. 99;- CL b., ibid., U, p. 63.
Il est plus glorieux qu^un pet, et ce drosle-là n*en feroit pas mi à moins de ànq sols. " Comte db Gramail, Coméd, des Prov,, I, 7.
Mon maistre de chambre estoit un jeune homme glorieux et impertinent n possible. - SoRSL, Francion, liv. III, p. 176.
Gettuy-cy, glorieux de se voir consulté, . . . leur dit qu^ils le laissassent faire.
D'OuviLLi, Contes, i6/ià; édit. Jouaust, I, p. &8.
Il luy cousta deux mille livres En argent, veslemens et vivres.
Dont les pauvres Comédiens, Gueux comme des Bohémiens, Devindrent gras comme des moines Et glorieux comme chanoines.
Sg4BB05, Œuvr., Paris i David, 1700; I, 97^: Légende de Bourbon , 16/11.
Elle estoit si retenue, et d'une humeur si réservée et si glorieuse, que peut-e»lre elle auroit eu de Tinclination pour une personne faite comme Aronde, qu'il ntn auroit jamais eu la moindre cormoissance.
Segbais, Nouv, franc,, i656; 5* iVowr., p. 81-8*.
Or cet Atlas, fils de Japcl,
Étoit glorieux comme un pet. - Richbr, Oride bouffon, t66a, p. &81.
Mathilde le crut et en eut un dépit extrême. Néantmoins, comme elle estiHt glorieuse, elle nVn témoigna rien. - M"' de Scudkrt, Mathilde, 1667, p. aai.
11 estoit glorieux et fier comme un'pctil dragon.
Araspe et Simandre, 1679; II, p. i3i.
98 1 Je sais ce que le Ciel m'a faite au-dessus d'elle , Et suis plus glorieuse encore qu'elle n'est belle. — J'adore cet orgueil, il est égal au mien. - Cobn., Attila, III, h.