‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 431 sur 596 · GOBER LE MORCEAU — GODELUREAU · texte numérisé non relu

GOBER LE MORCEAU — GODELUREAU

les sieurs Favier, Bonard, Saint* André et Arnald; quatre jouant des gnacaresy MM. La Mare, Des Airs second, Du Feu et Pesan.

Pastorak comique y se. i5.

* Sous ce mot gnacart, qui n^est pas français, et qui ne se trouve dans aucun de nos anciens dictionnaires, il est facile de reconnaître le mot italien ttnaccara ou nacchira, tambour fait d'une caisse de cuivre que Ton bat k cheval, taballe, ataballe; et une cimballe.»'- OuDnf, Diction., 1660.

La forme ordinaire était nacairê : trLes naeairet étaient des timbales d'une petite dimension, et, comme les nôtres, inégales en diamètre, dont les Sarrasins se servaient k cheval pour régler la marche de leurs escadrons. Plusieurs peintres anciens nous montrent U fille de Jephté jouant des nacairu, gracieusement attachées à sa ceinture.»

Gastil-Blaxb , Molière mtuicien, a in-8% 1, p. 4 16.

Gober le morceau , gober l'hameçon , locution.

377 Mais je ne suis pas homme à gober le morceau.

Éc. des Fem. , II , 1 .

Tous deux également sont propres à gober les hameçons qu on leur veut tendre. - Pourc., II, 3.

55 Us goberont TappAt, vous serez leiu* ami. - La Font., 11, p. 98A : Fabl., VIII, h.

Godelureau.

981 Là, nul godelureau. — bc. des Mar., I, 3.

Ce sont de beaux morveux, de heanx godelureaux! - UAv., II, 5.

Vous voulez volontiers quelque godelureau, - Scahror , Jodelet mattre et valet.

Lors s^acheva la satire ...

Contre \eB godelureaux, - Id., Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 94.

Leur bonne mine attire toujours après clic quelque godelureau de profession, de ces donneurs d^amour à qui en veut,. . . de ces enfants perdus de Gupidon.

Id., Dem, Œuvr,, Paris, David, 1700; 1, p. idg. - Cf. Id., ibid,, 1, p. 107 et 17Â.

Godelureaux pleins de farine Affectant de courber Téchine Afin de faire le ctos dos.

Pour la plupart de francs badauts. . .

Y parlent ou tiers et du quart.

Id., Œuvr,, I, p. 170; - Cf. Virg, trav,, Paris, 1705; II, p. 10.

Parmi les Naïres de la c6tc Malabare , . . . les grands ongles ne se portent que par les nobles, et c'est une marque de roture de les avoir courts. — Cest peut-être, répliqua Tami de Louvot, ce qui fut cause de la mode qui courut parmi nos goddu" reaux, il y a quelque temps, de laisser ainsi croître Tongle du petit doigt.

L'abbé db La Mothb Lb Vater, Le Paratite Mormon, ]65o; dans Sallbngbb, Hitt. de P. de Montmaur, a in-8% 17 j 5 ; U, p. a 5 5.

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