GROUILLER
lesciM». La même amiée, te Dietiom, Jr.-iud, de Nath. Daei donne an» cr^tmfmê et gr»têÊqwê dans le même sens; il définit les grûtnqmu «rpitture fidie ai eapricâo per oniamento di qualche iocon. Les éditions snirantes de Ces. Oudin et de Nath. Daei se répètent en 1671 et 167S. En 1676, Pomey n*admet pins que «grotetçae : gftmque en peintoef grolnquê d^esprit, pensée, dessein, honmie groiê$qmê9. L*année snirante, Gaudin abandonne ansâ croUtque; il donne une longue défimtion, tirée de VitruTe, des gr9U$fm en pôntore , et n^onblie pas les pensées pvte$que$.
Enfin Guy Miège en 1679, Richelet en 1680, Danet en i683, Furetière en 1690, r Académie françaÎBe en 1694, n'admettent plus que grotê$que; mais on voit que, avant Molière et de son temps même, de nombreux dictionnaires mettaient crotot^va sor le même pied que groîeêfUê.
Danet (i683) est le premier qui ait rattaché grotesque à grotte par une raison solide; voici son article :
ttGrotteequei, mélange de diverses peintures irrégulières. Cest une manière licentieiBe de représenter en peinture des hommes et des bestes qui ont quelque chose de chimeriqne, et qui d'or£naire n*en ont que la teste et une partie du corps, dont le reste te tennine en feuillages, rinceaux ou autrement. On nomme ces sortes d'oavrages grUteeque», k cause que Tinvention en est venne de ceux qu*on a trouvez dans les grottes et lieux souterrains.» — Viennent ensuite : pensées grottetquee, équipage grottai^^ homme gremeequê ou d*une humeur grottetque.
Grouiller, bouger.
61 5 Et Ton demande Theurc, et Ton bâille vingt fois. Qu'elle grottUle aussi peu qu une pièce de bois.
MisatUh.y II, &•
t Les éditions de 168a et 1734 donnent : elle i'émeut autant que. . . ; Téditiou de 169 a : elle »e meut : crCes corrections faites au texte d*un écrivain comme M<^ère, dîl justement Génin, sont autant d'impertinences. ?>
Est-ce que Madame Jourdain est décrépite , et la tête lui growUt' l-elle déjà? - Bourg, gent.^ III, 5 (à la (in).
Vous ne \ous grauiUez pas? - Comtesse tTEscarb,, se. 3.
Nostre iilie ne grouille ny ne pipe.
Comte DE Cramail, Coméd. de9 hrov., 1, 5 (i633).
75 Enfin, i'Eglizo doit si pleine
Qu'on ne s*y grouillait qu'avec peine.
LoRBT, Muze hietor., 1" février 1699.
Peste, qu'il fait pileuse mine.
N'osant pas grouiller ià-dcdans.
RiGHBR, Ovide bouffon, 166a, p. 611 ; - Cf. Id., ibid,, p. aS6.
M. Génin regarde grouiller comme une forme de crouller, qui répondrait k Ktafi*» crollare il cnpo, secouer ia tête; et, en effet, le Tréior des troie languee (1616) tnèÀ crouler par crollare, dondolare, secouer, brandiiler, dodeliner (cf. Duez, 1671). Opeadanl la forme grouler, grouller, grouiller devait élre plus ancienne dans la langue, à nooi en jugeons par le mot groulard, nom d'un oiseau nommé aussi troquet ou th fcm y en Itlii bâtis ou rubatra {Nicot, 1578). On lit en effet dans Nicot : tf Troquet, ou tJbyon, oufrir