‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 47 sur 596 · II. h · texte numérisé non relu

II. h

ia»BiMtBta ■Atiua.L*.

i539 ^^ ^^ f^i^ P^ bien sûr, à vous le trancher net,

D'épouser une fiUe en dépit ^'elle en ait. — Fem. sav., V, i.

Queiepiefois il faut prendre, m dépU que nous en ayons.

Malh. , Trad. de 5^

Ceux qui lisent leurs missives En dépit qu$ Ton en ait, • . .

Y furent Dien testonnez.

ScABBOii, CEttvr., Pans, David, 1700; I, p. 96.

i38 Tu me forces à rire, m dépit que j'en aye. - Corn., Place Roy,, I, 9.

De plus, un Don Félix, adroit de la prunelle, En dépit que j'en aye , a toujours Tœil sur elle.

Th. GoRif., D. Bertr, de Cig,, IV, 1.

La pièce. . . Il en faut rire, en dépit qu'on en ait.

MoifTPLBDHT, Dupe de êot-méme, IV, a.

* «On dit aussi : en dépit qu'il en ait, pour dire : malgré qu'il en aitn (Acad., 169&.) — Ni Monet, ni Richelet, ni Furetière, qui admettent en dépit de, ne donnent en dépit que.

DiSpiter (Se).

Toi et la Justice? — Oui. Elle en usa fort mal avec moi, et je me dépitai de telle sorte contre l'ingratitude du siècle, que je résolus de ne plus rien faire. — Fourb. de Scap., I, 9.

H ne faudroit pas te dépiter pour peu de chose. - La Rochbp. , III, 1 79.

DÉPLAISIR : «f Fâcherie, chagrin, douleur d'esprit, affliction. d - Diction, de ÏAcad.^ i'® édit., 169/1 • douleur violente.

1 laB Et le bruit du trépas de l'illustre G)ratesse Doit s'emparer si bien de tout mon déplaisir ^ Qu'aucun autre souci n'a droit de me saisir. - D. Gare, y IV, i.

1698 Et si de votre amour les déplaisirs sont grands,

Qu'il se fasse un secours de la part que j'y prends.

i63& Et faire que ma mort, propice à mes désirs.

Affranchisse mon cœur de tous ses d^laisirs. — Ibid. , ibid.

1669 Madame, au désespoir où son destin l'expose

De tous mes déplaisirs n'imputez point la cause. — Ibid.yW^ &.

225 Qu'est-ce donc? qu'avez-vous? et sur quels déplaisirs y Lorsque vous me voyez, poussez-vous des soupirs?

FdcLy I, 5.

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