‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 498 sur 596 · HURHAUT (À · texte numérisé non relu

HURHAUT (À

i 369 L'on voit que Tun tire

A dia, Tautrc à hurhaut. — Dép. am.^ IV, 9.

# Voir ci-dessos, p. 76, Dia {A),

Uun tire i dia, Tautre à hurhaut, - Richkr, Ovide bouffon, 1669, p. Sao.

Hydropisie.

# Voir t. I, p. 989, Bradypep$ie,

Hymen, mariage; HYMEN DE. . ., mariage avec. . .

767 U a volonté ...

De me déterminer à Yhymen (fHippolyte. - UÉt.y II, 7.

319 Demain un lacs d^hymen me donnera sa foi.

La Fort., VII, p. 3o& : Ragotin, H, 1.

63 Par moi seule éloigné de Vhymen d'Octavie,

Le frère de Junie abandonna la vie. - Rac, Rrit,, I, t.

Hyménée.

9009 ... Le père, témoin de tout l'événement,

Donne à cette hyménée un plein consentement. — L'Eu, V, 9.

477 Faites, quand vous voudrez, signer cet hyménée. — Sgan.^ se. 17.

907 Et j'aime mieux la voir sous un autre hyménée y Que si contre son gré sa main m'étoit donnée.

Ec. des Mar.y I, 9.

t Nous donnons le texle des édi lions originales; mais des éditions presque contemporaines (voir dans la CoU, de» Gr. Ecriv,) metlcnt indifféremment le masculin dans le premier exemple, cl le féminin dans les autres. — Racine fait hyménée masculin :

iAq6 Avant qu^on eût conclu ce fatal hyménée. -> Androm., V, 1.

Quoy I vous pourriez changer en ma faveur lo dessein de marier Angélique avec Damon? — Qui m'en cropesckcroit ? — Vous pourriez la porter k tourner set vœux vers ce nouvel hyménée? - Du Vebdier, Flatteur, 1696, 11, a.

Hyménée ne se trouve ni dans Nicot (1606), ni dans Monet(i6ao), ni dans Oudin (16/1 a). Il figure cependant, accompagné dVpilhètes masculines, dans les bpithèieê du sieur de la Porte (1571), dans le Diction, de» Rime» d^Odet de la Notie, sans indicatioo de genre (1596), puis dans Cotgravc (1611, i63a, i65o) comme féminin. Richelet (1680), himenée, Furelière (1690) et rÀcadcmie française (169/i), hymen ou hywMt, le donnent comme masculin, et c'est ce genre qui a été conservé.

hypocondriaque — igelle 557

Hypocondriaque : mélancolie hypocondriaque.

iti Voir MMancolie hypocfmdriaque.

Hypothéquer à . . . , engager comme sur hypothèque à . . .

Il est hypothéqué à mes consultations, et un malade ne se moquera pas d'un médecin. - Pourc, II, i.

Octavien, se constituant en rente envers mon grand-père en Tan i58Â, lui a ^ypotA«}U0 spécialement quarante-quatre écus. - Gobn., X, p. 43Â : Lettrée,

IgëLLë, celle-ci, forme ancienne conservée dans le style juridique ; féminin de ICELUI.

106 5 Qui demeure perdu par le trépas d'icelle. - Éc. des Fem,, IV, 2. La parfaite curation à*iceUe. - Pourc, , 1, 8.

Il y avoit pour drap de pied un tapis velu, étendu emmi la place, et dessus, un escabeau. . ., et sur icelui un bassin vermeil doré. - Malh., IIl, p. A 3 6.

9Â 11 la frapa d*un fer pointu . . .

A dessein de tuer ieelle, - Lorit, Muze hUtor,, 1 1 octobre i653.

786 Témoin trois procureurs, dont icelui Citron A déchiré la robe. - Rac, Plaid,, HI, 3.

793 Je vais, sans rien obmettre, et sans prévariquer, . . . Eiposer, à vos yeux , Tidée universelle De ma cause, et des faits renfermés en ieelle, - Id., ibid,, ibid,

# fticeluy, ieelle. Ce sont les deux plus mauvais mots et les plus barbares dont on se açanroit guère» servir en nostre langue. Ils sont néantmoins les plus usités , de tous ceux qui n^ont point de soin de la pureté de la langue. Car il leur semble que Tusage de ces mots est si nécessaire qu^on ne s'en sçauroit passer. Et toutefois si vous demandez i nos excellens escrivains comment ils peuvent faire de ne s'en servir jamais, ils vous réponsdront qu'ib ne se sont point encore apperceus de la nécessité de ce mot là, et que jamais ib n'en ont eu besoin. Ceux qui s'en servent à tous propos disent qu'ils évitent avec ce mot force équivoques dont il s'ensuivroit de l'obscurité. Mais M. Coêffcteau n*a jamais souillé ses beaux cscrits de cette vilaine tache, et pourtant il ne laisse pas d'estre toujours si clair et si intelligible, qu'en toutes ses œuvres, qui sont en grand nombre, je soutiens qu'on ne trouvera pas une seule période qu'il faille relire deux fois pour l'entendre. Il est vray que l'usage de ce mauvais mot a une grande estendue, comme il se voit en ce qu'il tient la place de plusieurs autres. . . Tantost, il tient la place de luy et à^elU, en tous les genres et en tous les nombres : «La charité est si nécessaire, que sans ieelle «on ne peut estre sauvé», au lieu de dire «sans elle». Tantost, il tient la place de la

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