‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 518 sur 596 · INDÉFENDABLE — INDICATIF · texte numérisé non relu

INDÉFENDABLE — INDICATIF

Les nouvelles . . . furent ineontinetU espanchées par toute TAquitaine.

DTari, L'Ârtrée, 161/1; II, p. AaS; - CL Id., iW., I, p. a8'*^

Il suffit d^une seule étincelle pour les consumer tout ineotUkunL

BliLH., n, p. 339.

IneonUnent que j^ai eu dîné, je m'en suis ailé. - Id., III, p. 19.

79 Je m'aperceus incontinent Que j'avois fait Timpertinent.

LoBBT, Muze hiêior,, 1" septembre 1667.

César garde l'Italie , et changeant incontinent en douceur ses premières cruaatei, il fait croire qu'il y a esté entraisné par ses collègues.

BossuiT, Hiet, univ,, în-/î% 1681, p. 99; - Cf. Id., Aid., p. 3o-3i, 3i-3i, 198-129, i35, 939, 619; - Conjér, avec Af. Claude, in-ia, 1689: Réflex,, p. A90; - Catéeh, de Meaux, in-19, 1687, p. 181 ; - BiiL in Var,y 9 mV, 1688; I,p. 16, 96, 3i9;ll, p. 80, 988,698; - Âvert aux Proteêt,, in-/î^ 1689-1691 ; V, S 39, p. 390.

n^ D'après le Diction, de VAcad., en i835, vilncontinent, . • commence à vieillir». — En 1878, «il commence» encore trà vieillir».

Indéfendable.

Cette pièce, à le bien prendre, est tout à fait ind^endabte.

Crit. de VÉc. des Fem. , se. 5.

if. Molière parait avoir créé, pour les besoins de sa cause, ce mot qui ne se trouve dans aucun dictionnaire avant l'édit. de 1878 du Diction, de VAcad, franc. Ménage, dans un très long passage où il combat la doctrine du P. Bouhours sur les mots forma à Paide de la particule négative in , cite le passage de Molière en substituant ind^eneable à imd^mdable, et rapproche indéfentable de incomplaitant (Malherbe), indécrotable (Scarron), mh préciable (Pasquier), immangeable et inracinable (0. de Serres), incommunicable et tacrprimable (Balzac), etc. — Ménage, Obaerv,, 9* part., 1676, p. 353-36a. — Dans sa Néologie, an u (1801), Mercier donne le mot correspondant ^ indéfendu n , qui ne se trouve nulle prl ailleurs, et il en cite un exemple d'Elic de Beaumont bidéfeneUde a été employé par Montaigne, liv. III, ch. xii :

Et comme si chacun voyoit en moy aussi clair que je fab, au lieu de me tirer a^ rîere de l'accusation , je m'y avance et la renchery plustost par une confession ironique et moqueuse . . . Mais ceux qui le prennent pour une trop haute confiance ne m'en veulent guercs moins de mal que ceux qui le prennent pour foiblesse d'une course indefentible. - Mont., Eê»ait, édit. in-fol., 1669, p. 777.

L'Académie française, à partir de son édition de l'an vu (1799), admet défendabU;^eA seulement dans sa dernière édition (1878), qu'elle donne droit de cité au mot de Molière, indéfendable.

Indicatif, mivi d'un complément.

Les symptômes qu'elle a sont indicatifs ^une vapeur fuligineuse.

Am. mid.^ Il, 5.

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