‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 521 sur 596 · INÉGALITÉ — INFLUENCE · texte numérisé non relu

INÉGALITÉ — INFLUENCE

Enfin, quand on n^est pas né à son aise, il faut opposer Yinduêtrie à la mauvaise fortune. - Du Vbrdibr, Le Flatteur, 1696; II, i ; - Cf. Id., ibid,; V, 9.

Ohl vous aurez grand'peine, avec votre indiutrie,

A faire ici chanter deux amants en partie. - Rignabd, Le Bal, se. 10.

Inégalité, inégalité d'humeur, versatilité, inconstance.

547 Que dites- vous, ma sœur? Comment? Courir au change! Cette inégalité me semble trop étrange. - Dép. am., II, 3.

i5i5 Quelle iWg^a/it^ ravale ta vertu? - Coin., Cû/, V, 1.

Infecter.

1/170 Allons, Madame, allons, ôtons-nous de ces lieux Quinfectent les regards d'un monstre furieux.

D. Gare, y FV, 9.

Ces amas enflammés, pernicieux trésors,. . . S*en vont infecter tout le corps, Sources de fièvres différentes. - La Font., VI, p. 390 : L0 Quinquina,

i593 La terre s'en émeut, Tair en est infecté. - Rac, Phèdre, V, 6.

Un si grand mal faisoit des progrès étranges. De peur qu'il u'infectoêt tout le genre humain,. . . ce grand Dieu appelle d'enhaut son serviteur Abraham.

BossuBT, Hiet, univ., in-&% 1681, p. 180; - Cf. Id., ibid,, p. 170; - Hitt. de» var., a in-/ï*, 1688; I, p. 18; 11, p. 170, 817, etc.

Infini (à l').

Une énumération de vos charmes ... me jetteroit dans un progrès à Vinfini.

* Progrèt à l'infini est un terme de philosophie. Cest le progrès qui ne s'arrête jamais : «rie progrès à Vinfini est absurde en philosophie», dit Furclière ( Oic/ion. ). Ce terme pédant se glissait tout naturellement sous la plume de M. Tibaudier.

Influence , terme d'astrologie.

79 Et celle que j'épouse a toute Tinnocence

Qui peut sauver mon front de maligne influence.

Éc. des Fem.y I, 1.

Le Ciel luy avoit donné par influence le choix d'un grand bien ou d'un grand mal , et . . . c'estoit à sa prudence de les eslire.

D'Uapé, L'Attrée, 161A ; 1, p. 3o3'; - Cf. Id., ibid,, 1, p. aS** et /îo5'.

11 y a une certaine vertu céleste influante icy-bas pour faire aymer ou haïr les uns plus que les autres; et cesle influence operoit en eux très-efficacement, car il n'esloit celuy qui ne les abhorrât.

Cbapilain, Trad. de Guzm. d'Alfar,, i63o; III, p. 89.

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