DÉRACINER
Et je trouve en votre personne dequai avoir raison aux choses que je fais pour vous. - UAv,, I, i.
s 36 Oui, mais dequoi loi sert que la voix le rappelle? - Despb., SaU VIII.
raurois eu dêquoi me croire assez heureux. - Li Rochef., II, 656.
555 Ahl Madame, est-ce là dêquoi me satisfaire? - Rac, Mithrid,, II, A.
A peine sur les toits on voit briller Taurore,
Et vous vous étoonez dequoi je dors encore? - CflAMPHESLi, Le Pariêien, I, i.
Voyons dequoy M. Claude convient avec nous.
Bossoir, Confir. avec Af. Claude, in>is, 1689 : Réflex», p. SgS.
^ Aucun glossaire moderne ne donne dequoi en un mot, bien qu*on ne le trouve euère que sous cette forme dans les textes et dans les glossaires anciens, tels que Robert Estienne (1539 et 1549); Nicot (1573); Hiérosme Victor (1606); Golgrave (1611, i63a, i65o); le Tréet/rde» trois long. (161&); Monet (1690, i636); L. d'Arsy (i643); Duez (1671); Ridielet (1680); Furetière (1690); TAcad. (169A, 1718, 17&0). Plusieurs de ces dic> tionnaires, tout en écrivant dequoi en un mot, renvoient à quoi; c^est seulement dans son édition de 1 769 que TAcadémie ne classe plus dequoi à son ordre alphabétique. On le considérait comme adverbe. - Voir FuBSTièaB.
Dêquoi signifiait aussi argent, fortune, ressources; Gotgrave, entre autres, et Furetière notent ce sens tiÀvoir dequoy, avoir de Targent». - Oudin, Gr.fr,, i6/i5, p. i35.
La vertu de ce monde est quand on a dequoy.
D*EsTBiuioD, UEepadon eaUr., sat. I, publié en 1699 sous le titre de : Tableau des ambitieux de la Cour.
Les courtisans voyent que rien ne rend les hommes sujets à la cruauté du tyran que les biens; qu*il n^y a aucun crime envers luy digne de mort que le dêquoy,
La BoériE , Servitude volontaire.
Inhabile au plaisir, n'avoit-elle deqmyT - Rbghub, EUg, IV.
PeuX'tu m^entretenir Tétat de demoiselle?
Que trop. — A»-tu dequoy T — N'en sois point en cervelle.
Th. Gobic., Amour à la mode, V, 10.
Dbqooi, comment.
Dequoi donc connoissez-vous Monsieur? - i4fit. méd., II, 2.
DÉRACINER, au figuré.
Un grand maître tireur d'armes. . . vient, avec ses battements de pied, ébranler toute la maison et nous déraciner tous les carriaux de notre salle. — Bourg. gerU., III, 3.
S. Bernard fit un voyage pour déraciner le mauvais germe.
BossuiT, Hiêt. dee Var., a in-^% 1688; II, p. i83;
- Cf. Id., Hist, univ., in>i!i% 1681, p. 389-890;
- Avert, aux Prot., in-A°, 1689-1690, V, S 3a, p. 376.