IRRÉGULIER
Le Sénat de Garthage esloit divisé par de vieilles factions irréconciliMeM.
BossuET, HimL unt'r., in-/i% 1681, p. 5â/i; - Cf. Id., HibL de» far,, s in-/i% 1688; I, p. a33; II, p. 676.
La moquerie . . . attaque Thomme dans son dernier retranchement , qui est Topinion qu'il a de lui-même; elle veut le rendre ridicule à ses propres yeux, et ainsi elle le convainc de la plus mauvaise disposition où Ton puisse être pour lui, et le rend irréconciUablê, - La Brut., II, p. 87.
IrrÉGULIER, contraire aux règles, à l'usage.
Quelle estime, mon père, voulez- vous que nous fassions du proc^lé irréguUer de ces gens-là? - Préc. riâ.y se. û.
3te Somaize, d'après Molière : fxChoiei : Ces gens-ià ne font pas les choses comme il faut; ces gens-là ont un procédé tout à fait irréguUer. n
Venir en visite avec une jambe toute unie, un chapeau désarmé de plumes, une tête irrégulière en cheveux! — Préc. rid.j se. i.
* Somaize , diaprés Molière : « Frûer : Ces personnes-là ne sont point frisées ; ces personnes-là ont la tète irréguliere en cheveux.?) - Gr, Diction, de» Prétieuee».
fit Cet homme est intrépide à Tune et à Tautre fortune : les succès irreffulier» ne démentent point les conjectures de cet homme. — De Belieandre (Balzac) en son Primée im Mu»e» (Mecenas).ff
Diction. hi»tor. de» Prêt. y t. I, p. 101-103 de notre édition, bibl. eliév.
«r Avoir des mouvements déréglez : avoir des mouvements irréguUerâ.n — Ibid., p. 171* — Cette phrase est attrihuce à Vaxence (M. Le Vert).
Voici comment Somaize traduit Molière, dans ses Prétieiue» mises en vers :
Ah I que dites-vous là ? Quelle estime , mon pore ,
Pourrions-nous toutes deux et devrions-nous faire . • •
De ces sortes de gens de qui le procédé
Est irrégulier ? . . .
Avoir avec cela la jambe toute unie,
La teste de cheveux tout à fait dégarnie.
Toute irrégulière . . .
Trouvez-vous que Caton philosophât comme il faut, de penser, par son seul a>T$, empêcher des guerres civiles ; . . . et, tandis que les uns se handoicnt contre Pompéf , les autres contre César, par une opinion iiTégulière, les \ouloir avoir tous wa\ pour ennemis? - Mald., II, p. 3i5.
M. Bumet ne nie pas que son enjouement (d'Anne de Boulen) ne fust immodeste, ses lihertez indiscrètes, sa conduite irréguliere et licentieuse.
BossuET, Hi»L de» Var., 9 in-/i*, 1688; I, p. Z'jh.
On peut juger de ce qu'operoient ces propositions toutes crues comme Luther les avançoit, puisqu'elles sont encore si vregidiere» avec les excuses et les adoocisscmens de M. Basnage. - Id., Déf. de l'Hi»i. de» Var., in-ia, 1691, p. 177.
Par la mesme raison que tout le corps (de la Réforme) n'a rien de certain, la doctrine des particuliers ne peut estrc (ii\ irréguliere et contradictoire.
\D.,^Avert. aux ProtesU, in-/i% 1G89-1691 ; VI* AverL, 3* part. Etat pré»., etc., S 1, p. 43 A.
IRRÉSOLUTION — IVKOGNER 603
Croyez que je ne suis point ùr^itlière avec vous, et que je vous aime très fort.
Siv., I, p. &09.
Irrésolution.
Nous trouverons moyen de terminer ïirréfohition de ma fille.
Am. magmf., III, 1.
Dans les plus petites affaires comme dans les plus grandes, Virréêoluiion est le plus grand et le dernier de tous les maux.
Sborais, Nouv, franc,, i656; a* Nouv., p. /^83; - Cf. 1d., ibid,; 3' Nouv,, p. 36.
1/ÎQ7 Virrésolution doit-elle être éternelle? - Corn., Itie et Bérénice, V, 1.
Gela même est cause de toutes les irrésolutioM où elle est sur Tétat qu^elle doit embrasser. ~ Rac, VII, p. a6i : LeUr,
U est difficile de décider si Virrésoluûon rend Thomme plus malheureux que méprisable. - La Brut., II, p. 5.
ITHOS et PATHOS.
972 On voit partout chez vous Yithos et le pathos, - Fem. sav.^ III, 3.
:(e Ce sont les mots grecs fidot et tsédot , les mœurs et les passions.
Pai parcouru ces jours derniers une grosse apologie des Jésuites, pleine àî'ithoi et de pathos. - Voltairs, Lettr, à d'Alemb,, U février 1763.
M. Egger, dans ses savantes leçons sur Thellénisme en France, t. I, p. A55, a rappelé fort à propos que tr Molière, qui a mis Ménage en scène sous le nom de Vadius, lui a fait dire ithoi conune il prononçait en effet» , amsi qu^il résulte du passage suivant du Menagiana:
(r Je lis et prononce le grec de la manière dont toute la Grèce le lit et prononce aujourd'hui. Ceux qui lisent et prononcent autrement ont bien de Tentétement et de la prévantion.j)
Devait-on prononcer ithos, comme les Grecs modernes, ou éthoM, suivant la prononciation érasmienne ? C'est là le fond de toute cette grande querelle de VitacUme qui a fait verser tant d'encre au xvi* siècle. — Voir Egger : L'Hetténitme en France, a vol. in-8^