‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 545 sur 596 · FAA.,D · texte numérisé non relu

FAA.,D

â^ Mettre en jeu.

981 Ha! Monsieur, est-ce vous, de qui Taudace insigne Met enjeu mon honneur, et fait ce conte indigne?

Dép. am.y m, 8.

Voilà d'abord la pauvre femme enjeu. - Mal. ùnag.^ III, 3.

lâio Quul qu^il en soit enfin, vous avez vu Dorante,

Et fort adroitement je vous ai miMe enjeu, - Gorh., Suite du MetiL, IV, 1.

11 (M. Pcrraut) mettoit trop la Bible enjeu dans ses poésies.

Kâc, VI, p. àbh : Leîtr.

Elle me dit. . . que la Briuvilliers meUùit bien du monde enjeu^

Séf. , IV, p. ^&.

3^ Â JEU sCr, locution.

376 Battre un homme à jeu sûr n'est pas d'une belle âme.

Amph.^ I, s.

U^ Jeu : plus fort que jeu, locution.

5Û7 Je crains que le pcndard, dans ses vœux téméraires. Un peu plus fort que jeu n'ait poussé les affaires.

Ec, des Fem. , 11 , 5.

Un marquis des plus gueux , mais Lrave à toute outrance , M^a doiiiic sur la joue un coup plut fort que jeu.

QoiiiADLT, Mère cotfutUe, 1, &.

5"^ Jeu : tirer son épingle du jeu, locution.

♦ Voir ci-dessus, p. a 63, Epingle: tirer êon épingle du jeu.

Jocrisse.

353 Mais je le laisse aller après un tel indice,

Et demeure les bras croisés comme un jocrisse. — Sgan.^ se. 16.

1C47 Si j'avois un mari, je le dis,

Je voudrois qu'il se fit le maître du logis;

Je ne l'aimerois point, s'il faisoit lu jocrisse. — Fem. sav.y V, 3.

Quelquefois le ^ocrtMe la lui rcdemandoit (sa bamie); mais elle luy rcspoadoit toujours avec des risées. - Sorbl, Francion, iCaa, uv. II, p. i3o.

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