‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 546 sur 596 · JOIE — JOINDRE QUELQU'UN · texte numérisé non relu

JOIE — JOINDRE QUELQU'UN

Dès les premières barricades , . . .

H falloit bien prendre son temps, Et non pas comme des jocriiteê , En souorilles et capitans Dépenser toutes vos épices.

ScARRON, ÛEttvr., Paris, M. David, 1700; I, p. 173.

369 Mais par la paresse ou malice

D^un certain malheureux jome«. - Lobbt, Muze hûtor,, a 3 février i66â.

11 voulut éprouver sa femme. — Le benêt I — Il lui écrivit sous un nom supposé. — LejocrUuI - La Fort., VUI, p. 369 : La Coupe enchantée, se. 6.

* JocrUie est devenu chez nous un nom de comédie , le nom d*un pitre ; Brunet est le plus connu des jocrmee. Mais avant d^étre un nom de théâtre , jocrine était un nom commun.

Jocriiêe ne se trouve ni dans Monet, ni dans Gotgrave, ni dans Oudin, Duez, Pomey, Gandin, etc.; mais il parait dans Richelet en 1680 et dans Furetière en 1690.

Richelet : nJocrUêe, pauvre espèce d^homme. Manière de petit vilain et d'avare sordide. Manière d*homme complaisant à sa femme.»

Furetière : ^Jocriste, terme injurieux et populaire, qui se dit en cette phrase proverbiale : ff C'est najocriue qui mène les poules pisser», en se moquant d'un homme qui s'amuse aux menus soins de ménage, qui est foible et avare.» — L'Académie donne à peu près la même définition.

Si l'on veut bien remarquer que le jocriste est d'ordinaire présenté comme un conduo leur de poules, peut-être ratlachera-t-on son nom à celui de^^, jaa ou joc, qui, en Anjou et en Berry, désigne le coq.

Cette opinion est confirmée par ces deux vers de Richer :

Nombre de valets, de porchers.

Bergers, jocrtfMs et vachers. - Righbb, Ovide bouffon, i656, liv. IV.

M. Jal a consacré deux colonnes de son Dictionnaire à des recherches sur ce nom, mais sans offrir un document intéressant.

Joie : avoir joie à . . .

880 ïauraijoie à courir lui dire cette affaire. - Éc. des Mot. y lll, 3. 2 2 4 Je sortois, et ] ai joie à vous voir de retour. - Tart.y l, 4.

t¥ Corneille a dit prendre joie à. . .

loâ Prendrontr-ili même joie à m'obéir qu'à lui? - CoRif., Sertor,, 1, 1.

Joindre quelqu'un, l'atteindre, le rejoindre.

Allons vitejotWrc notre provincial. - Pourc, l, 2.

11 aa II trouve, en les joignant, que son frère n'est plus. - Corn., Hor,, IV, a.

Joine Oronte et l'arrête en ce lieu de ma part.

Th. CoBif., Amour à la mode, 11, 3.

larauiBUB lâTiiMAi.*.

Page 1