JOU
De lui remplir Tesprit de sa philosophie. Sur de certains discours Ta rendu si profond. Que, tout grand que je suis, souvent il me confond.
Milic.y I, A.
Morguënel cette Claudine-là est tout à fait jofie. - G. Dand., I, 3.
Son mari (M. de Couianses) est trop/o/t et trop aimabie; il noas écrit des lettres charmantes. - Se?., VU, p. SiS.
Vous Taccusez toujours de n'être joli qu'avec ies ducs et pairs ; je l'ai pourtant vu bien plaisant avec nous. - Id., IX, p. 907.
Joli, agréable par la physionomie plutôt que par la beauté du visage.
13 93 Bon Dieu! quelle est jolie, et quelle a Tair mignon!
... Je vois que c'est folie
D'aimer fille si jolie
Sans être le Dieu d'amour.
La Fort., IX, p. &17 : Lettr, à Vabhé Vergier,
Votre petit neveu est (ori joli et bien éveillé. - Râc, VII, p. 169 : Lettr,
Comment me trouve-t-il? — Je vous trouve accomplie. Belle. — Pour belle, non; je ne suis que jolie.
MoNTPLBUBT, Coméd. poète, III, 7.
Joli.
Un tel a composé la jlxxs jolie pièce du monde. - Prie, rid., se. 9.
* L'emploi du moi joli appliqué aux productions supérieures de l'esprit parait justifié à M. Uttré ; il n'admet pas que joli ait été employé par raillerie dans les exemples suivants, où Régnier et Despréaux se moquent des sots qui se permettent d'en fau*e usage pour louer un Térence ou un Corneille :
(D dit) Que Pline est inégal, Térence un penjoU, - R^ribb, Sot. X. A mon gré, le Corneille est joli quelquefois. - Dbspb., Sat. m.
M. Littré reprend ensuite Boursault qui blâme des emplois anolognes de joli :
Et le mot de joli n'a jamais été fait
Qu'en faveur d'un enfant ou d'un colifichet. - Mote à la mode, se. 9.
Qui jamais, diles-moi, fut assez ridicule
Pour traiter de joli» Hector, Achille, Hercule? - Ibid,, se. 11.
M. Littré nous parait dans l'erreur; jo/t, appliqué aux ouvrages d'erorit, ne se pouvait dire que des genres inférieurs : un joli couplet, une jolie chanson; et de là cette boutade de Samt-Amant à qui l'on faisait compliment de son joli poème de Moue »auvé : w Nargue de yoitejoliln